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C’est enfin hier que se sont ouverts les travaux de la première session extraordinaire de l’Assemblée Nationale. Cette session était très attendue par la classe politique et l’ensemble de la population en raison du fait que l’élection du bureau de l’Assemblée Nationale est toujours un événement politique majeur, surtout lorsqu’on se réfère sur le cas du président de l‘Assemblée Nationale qui est la deuxième personnalité du pays.

Ce qui a le plus attiré l’attention hier, c’est le fait que tous les candidats au perchoir sont issus de l’ADP, le regroupement qui est de la mouvance présidentielle pour avoir été d’un apport inestimable dans la réélection du président de la République. Les tractations et déclarations qui avaient cours à la veille de cette compétition des grands nous obligent à nous poser la question de savoir quel sera l’avenir de ce regroupement, les relations entre ses membres après l’élection du 3 Septembre.

LES PRISES DE POSITION

Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il y a eu des prises de positions tranchées et les tractations qui étaient en cours depuis la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle ont pris de l’ampleur à la veille de la rentrée parlementaire. Mais toutes ces situations viennent de trouver un dénouement heureux avec l’élection de Dioncounda Traoré comme président de l’Assemblée Nationale. C’est donc la fin du suspense.

Rappelons qu’il y avait deux candidats en lice : Dioncounda Traoré, élu de l’Adéma favori et Me Mountaga Tall, celui du CNID. Par rapport à ces deux candidatures, les composantes de la classe politique étaient divisées. C’est dire qu’il n’y a pas eu l’unanimité entre les membres de l’ADP qui pourtant étaient unis contre le FDR pour le soutien de la candidature d’ATT à la présidentielle.

ENCORE UNE FOIS L’ADP RAVIT LA VEDETTE AU FDR

Le constat qui s’impose est que l’ADP vient de ravir la vedette encore une fois au FDR par le fait que seuls ses candidats étaient en compétition pour occuper le perchoir. Ainsi, le FDR a joué le rôle de force d’appoint, dans la mesure où il a soutenu la candidature de Dioncounda Traoré au perchoir. Cela démontre à suffisance que le FDR n’existe surtout que par le RPM qui non plus n’a pas eu suffisamment de députés contre toutes attentes. Quel avenir donc pour ce regroupement?

Aussi, après ces constats, peut-on soutenir que l’ADP restera un regroupement uni pour l’avenir? Rien n’est moins sûr car, on a pu le constater, après toutes les élections générales, il y a une recomposition du paysage politique. Au cours du mandat qui vient de commencer, la situation est toute particulière, puisqu’il s’agit du dernier du président Amadou Toumani Touré.

Moussa SOW

04 septembre 2007.