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S’il y a un Plan Marshall pour le développement du bassin du fleuve Sénégal, c’est bien le Plan d’Action Stratégique (PAS) du Projet de Gestion des Ressources en Eau et de l’Environnement du bassin du fleuve Sénégal appelé Projet GEF/BFS. Le Mali vient de jouer sa partition dans l’élaboration de ce document à travers une rencontre des experts au Centre Aoua Kéita du 22 au 23 février 2008.

Notre pays a produit son rapport national de contribution à l’élaboration du Plan d’Action Stratégique (PAS) du Projet de Gestion des Ressources en Eau et de l’Environnement du bassin du fleuve Sénégal appelé Projet GEF/BFS. Une rencontre entre les partenaires de l’OMVS, consacrée à l’examen et l’amélioration de ce rapport national a eu lieu les 22 et 23 février 2008 au Centre Aoua Kéita, sous la présidence de Birama Diabaté, membre du Comité national de Coordination.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une série de concertations entre l’OMVS et les Etats membres afin de parvenir à un document consensuel de Plan d’Actions Stratégique pour la partie malienne du bassin du fleuve Sénégal au titre de la composante 3 du Programme de Gestion des Ressources en Eau et de l’Environnement du bassin du fleuve Sénégal. Elle a vu la participation du Haut Commissariat à l’OMVS, du Comité national de Coordination, des Comités locaux de Coordination, des experts de la Cellule nationale de l’OMVS et du Consultant national chargé de l’étude nationale du PAS et son assistant.
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Selon Djibi Sall, représentant de Mohamed Salem Ould Merzoug, Haut Commissaire de l’OMS à cette rencontre, cette stratégie est une composante essentielle de la vision de gestion intégrée du bassin du fleuve Sénégal.

Avec l’appui du FEM, de la Banque Mondiale, du PNUD et de l’UICN, l’OMVS a démarré en avril 2004, pour une durée de quatre ans, le Programme de Gestion des Ressources en Eau et de l’Environnement du Bassin du fleuve Sénégal.

Les présentes consultations destinées principalement aux partenaires au niveau national, visent à l’appropriation du PAS par eux et à assurer leurs contributions à l’ensemble du processus. La fin de ces consultations nationales marque la mise en œuvre de la rédaction du PAS régional. « Ces résultats bien appréciés par les bailleurs de fonds constituent pour les plus hautes autorités de notre prestigieuse organisation, un motif de satisfaction et de fierté », selon Djibi Sall, le représentant du Haut Commissaire de l’OMVS.

Le projet GEF/BFS couvre l’ensemble du bassin et concerne les 4 pays membres de l’OMVS (Guinée, Mali, Mauritanie, Sénégal). « Il vise essentiellement à établir un cadre environnemental stratégique participatif pour le développement écologique durable du bassin du fleuve Sénégal et à lancer dans l’ensemble du bassin un programme coopératif par la gestion transfrontalière des eaux et de l’environnement », a indiqué, Moriba Koné, représentant du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau.

Le Plan d’Action Stratégique est le couronnement d’un long processus qui a commencé avec l’Analyse Envi-ronnementale Préliminaire suivie de l’Analyse Environ-nementale Transfrontalière et de l’Analyse Diagnostique Transfrontalière. Ces différentes analyses ont permis de dresser une matrice d’impact et des actions prioritaires d’Atté-nuation pour chacun des Etats du bassin qui a été partagée et validée.

Deux rencontres organisées à Kita ont marqué le processus d’élaboration du PAS. La première a passé en revue la situation environnementale ainsi que les enjeux et problèmes environnementaux du bassin (origines, causes, impacts). Ces problèmes sont au nombre de cinq : la dégradation des terres, la baisse de la disponibilité et la dégradation de la qualité des eaux, le développement des maladies liées à l’eau, la prolifération des plantes aquatiques nuisibles, les menaces sur la diversité biologique.

A cet effet, les actions prioritaires permettant de faire face aux problèmes environnementaux qui menacent l’existence des populations vivant dans le bassin ont été définies. A la deuxième rencontre, la matrice des mesures préconisées dans le plan d’Action Stratégique pour faire face aux menaces environnementales a été améliorée.

A la suite du deuxième atelier de Kita, le consultant national Nampaa Nangoun Sanogo (Ingénieur des Eaux et Forêts) a élaboré un rapport qui a été soumis à l’analyse sans complaisance des experts réunis au Centre Aoua Kéita du 22 au 23 février 2008. Ainsi ce rapport adopté fait la contribution du Mali au Plan d’Action Stratégique (PAS) du Bassin dont la mise en œuvre conduirait efficacement à un nouvel essor dans le bassin du fleuve Sénégal.

«Le PAS constitue un Plan Marshall pour le développement du bassin… Il constitue la thérapie qu’il faut pour venir à bout des problèmes environnementaux que connaissent aujourd’hui, les populations du bassin du fleuve Sénégal et en est le gage d’un développement durable », a déclaré Moriba Koné.

B. Daou

26 Février 2008.