Partager

La 47e session du conseil d’administration de la BDM-SA a eu lieu le vendredi 27 décembre 2013 à Lomé. Le président directeur général a profité de cette occasion pour dévoiler un ambitieux plan d’expansion.

En juin 2012, la BDM tenait à Marrakech (Maroc) la 44e session de son conseil d’administration. C’était à l’invitation de la Banque marocaine de commerce extérieur (BMCE), un de ses actionnaires de référence. Cette année, la Banque ouest-africaine de développement, un autre actionnaire de référence, a invité les actionnaires à son siège à Lomé (Togo) pour leur 47e conseil.

A cette occasion, le PDG Abdoulaye Daffé a présenté le bilan de l’exercice sur 9 mois (entre deux conseils) et a fait part de son programme de développement.

«A l’examen de sa situation financière au 30 septembre 2013, les résultats affichés par notre banque, la BDM-SA, sont excellents» , a-t-il annoncé. Pour étayer son argumentaire, il ajoutera que du 1er janvier au 30 septembre 2013, les résultats d’exploitation ont été de 8 milliards 298 millions F CFA pour un objectif programmé de 7 milliards 579 millions F CFA, soit un taux de réalisation de plus de 109 %.

Pour les 12 mois de 2013, la BDM affiche un résultat d’exploitation de près de 11 milliards de F CFA. Au 30 septembre 2013, les ressources globales de la Banque se sont établies à 352 milliards, 500 millions F CFA et les concours globaux octroyés à la même date à 326 milliards 814 millions de F CFA.

Ouverture sur l’Afrique

Autres acquis de la Banque pour la période, c’est le fait d’avoir été retenue, avec la Citibank de New York, aux termes d’un appel d’offres international, par les Nations Unies pour la gestion des fonds de la Minusma.

Pour le président, les chantiers sont nombreux. La BDM-France a démarré ses activités à Paris, le chantier de la migration informatique a été réalisé. En 2014, la BDM deviendra un groupe bancaire, avec la création de deux filiales : La Banque de l’Union (BDU), en Côte d’Ivoire et au Burkina, après la Guinée-Bissau qui avait vu le jour en 2005.

Pour Christian Adovelande, président de la BOAD, au nombre des missions confiées à la BOAD figure le soutien au système bancaire. « C’est donc en exécution de cette mission qu’est intervenue la prise de participation initiale de la BOAD au capital de la BDM-SA. Depuis, à travers la mise à disposition de lignes de refinancement, ou le cofinancement de projets, cette relation s’est diversifiée et s’est densifiée» .

« Les performances, ajoutera-t-il, réalisées par la BDM ces dernières années, dans un environnement toujours plus concurrentiel, attestent de la qualité de son management, et il convient de saluer ici votre leadership Monsieur le président. Grâce à ces résultats, la BDM-SA a consolidé son assise sur le marché local et peut envisager de se développer sur d’autres places de la sous-région» .

De son côté, Mohammed Agoumi, directeur général à la BMCE-Bank en charge de l’international ajoutera que la BDM est devenue un acteur majeur du développement du Mali et de la sous-région. « Votre projet d’expansion dans la sous-région s’inscrit dans le cadre des soutiens que vous apportez aux économies de la région» .

S’adressant particulièrement au président de la BDM-SA, il dira « on reconnaît un bon capitaine, pas quand il navigue sur des eaux calmes, mais quand il y a des difficultés. Au lieu de vous replier sur les difficultés du moment, vous avez mis le cap sur des projets d’avenir» .

A l’issue du conseil, les actionnaires n’ont pas tari d’éloges. « Nous avons des raisons d’être fier» , dira Jean-Michel Abomon, représentant de la BOAD au conseil d’administration, par ailleurs représentant résident de la BOAD au Mali. Mohammed Agoumi, directeur général à la BMCE-Bank en charge de l’international dira qu’il y a 3 choses à retenir de ce conseil : « 2013 a été une année excellente pour la BDM-SA ; 2014 verra le redémarrage du crédit à l’économie et la BDM-SA va poursuivre son expansion» .

« On s’aperçoit que la BDM a su être résistante et résiliente malgré les difficultés» , conclura le Marocain.

« Le Mali fonctionne comme une centrale d’achat pour certains produits, et pour des pays de la sous-région. La BDM-SA, en s’implantant dans des pays voisins, règle déjà l’épineuse question des transferts qui est souvent un handicap au commerce» , a affirmé Mamadou Tieny Konaté, le président du collège transitoire de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali.

Alexis Kalambry

(envoyé spécial à Lomé)

Les Echos du 10 Janvier 2014