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Dans l’après-midi du 5 novembre, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon a rencontré la presse au QG de la Mission Intégrée des Nations Unies pour le Soutien au Mali, à l’hôtel de l’Amitié, pour faire le bilan de sa visite de 24 heures dans notre pays.

Au cours de cette conférence, Ban Ki Moon a indiqué que l’assassinat de deux journalistes de RFI à Kidal était un coup de semonce auquel la communauté internationale devait apporter une réponse ferme.
Accompagné de Jim Yong Kim, Président du Groupe de la Banque Mondiale, et de la Commissaire de l’Union Africaine, Mme Nkosazana Dlamini Zuma, Ban Ki Moon a achevé dans notre pays, le mardi 5 novembre 2013 une visite de 24 heures qui l’a conduit aussi à Tombouctou.

Cette visite avait non seulement pour objet d’attirer l’attention des dirigeants sur les enjeux économiques et sécuritaires auxquels la région du Sahel est confrontée, mais aussi de recueillir l’avis des dirigeants sahéliens sur la façon dont la communauté internationale pourrait mieux coordonner son action, de manière à renforcer son assistance.

Face à la presse, le diplomate sud-coréen a déclaré que, grâce au soutien de la communauté internationale, la situation au Mali s’est considérablement améliorée. Ban Ki Moon a condamné l’assassinat lâche et barbare de nos deux confrères de RFI, froidement abattus par leurs ravisseurs le samedi 2 novembre 2013 à Kidal.

Ces assassinats, qui montrent tout le chaos et l’imbroglio qui règnent dans cette ville, interpellent la communauté internationale quant à la stratégie à adopter pour la gestion de ce qu’on peut appeler le cas Kidal. En tout cas, le Secrétaire général des Nations Unies, pour son face-face avec la presse, a été on ne peut plus clair: «toutes les parties doivent se conformer à l’accord de Ouagadougou, signé le 18 juin 2013 entre le gouvernement du Mali et les groupes armés» a-t-il expliqué.

Pour éviter que de pareilles situations ne se reproduisent, et pour combler le vide du retrait d’une partie de l’Opération Serval, Ban Ki Moon a annoncé un renforcement des effectifs de la MINUSMA. Il a aussi mis l’accent sur la nécessité de réforme et de renforcement des capacités de l’armée malienne.
Pour le patron des Nations Unies, l’approche de la communauté internationale au Mali couvre entre, autres volets, les droits de l’homme et la sécurité.

Car, a-t-il expliqué, il n’y a pas de développement sans sécurité. Le Commissaire au développement de l’Union Européenne, Andris Piebalgs, qui faisait partie de la délégation onusienne, a réitéré la détermination de l’UE a soutenir les efforts de développement de notre pays.

Outre plus de 600 000 000 d’Euros que l’UE compte mettre à la disposition du Mali dans le cadre du 3ème FED, Andris Piebalgs a annoncé que l’appui de l’Union va atteindre, durant les 5 prochaines années, plusieurs milliards d’Euros. Après le Mali, Ban Ki Moon et sa délégation se sont envolés pour le Niger. Ils boucleront aujourd’hui cette tournée au Sahel avec les étapes du Burkina et du Tchad.

Yaya Samaké

07 Novembre 2013