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La promotion des investissements et l’exportation des produits africains vers le marché américain peut-être une chance pour le continent et cette opportunité a inspiré l’Agoa.

Promulguée en 2000 par le Congrès américain, l’Agoa dont la validité est effective jusqu’en 2015, a comme objectifs de, promouvoir le commerce entre les Etats-Unis et les pays africains au Sud du Sahara et faciliter les investissements américains sur le continent.

L’Agoa, offre de formidables opportunités avec l’ouverture du marché américain, aux produits africains exonérés de taxes et sans contingement.

Cependant, les pays éligibles à cette initiative, notamment les pays francophones et lusophones ne parviennent pas à en profiter pleinement. Donc, décision a été prise à leur niveau, d’organiser chaque année une rencontre pour discuter de la meilleure manière de saisir les opportunités offertes par l’Agoa ; et la rencontre de Bamako se tiendra dans ce cadre-ci.

Première du genre, la rencontre de Bamako, organisée par le Réseau Africain des comités nationaux Agoa ainsi que le secteur privé des pays francophones et lusophones au sud du Sahara éligibles à la loi, enregistrera la participation des Etats-Unis, ainsi que d’une vingtaine de pays africains comme, l’Angola, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Cap Vert, Djibouti, le Gabon, la Guinée, la Guinée Bissau, l’Ile Maurice, la RDC, la République du Congo, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Rwanda, Sao Tomé et Principe, le Sénégal, les Seychelles, le Tchad.

La rencontre de Bamako permettra, d’effectuer une étude de cas de produits que le Mali peut exporter sur le marché américain, procurant ainsi toutes les informations aux opérateurs économiques sur les possibilités offertes par l’Agoa, de doter le Réseau de moyens de fonctionnement à l’issue de la première assemblée générale, et aux opérateurs économiques de présenter leurs produits, projets et services, qui seront présentés lors de la prochaine table-ronde qui aura lieu dans un autre pays.

Depuis son adoption, l’Agoa a permis de créer en Afrique 190.000 emplois.

Les investissements directs se sont élevés à environ 75 milliards de Fcfa, exportations des pays bénéficiaires vers les Etats-Unis ont augmenté d’environ 12,5 milliards de Fcfa.

Cependant, une réalité est occultée : le peu d’impact de l’initiative sur les conditions de vie des populations.
Cette lacune pourrait trouver son explication, dans la mauvaise organisation des filières de production de nos Etats et le faible niveau d’industrialisation.

La rencontre de Bamako s’attellera à passer tous ces problèmes au peigne fin.

02 septembre 2005.