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Le gouvernement a pris la décision de fermer quelques 70 Hôtels et de placer sur une « liste rouge » 155 autres, tous dans le district de Bamako. La décision a été prise lors d’un conseil de cabinet tenu à la primature, mardi 21 octobre 2014.

Le Gouvernement s’est engagé à mettre de l’ordre dans le secteur du tourisme et de l’hôtellerie, marqué, selon les services de communication de la primature, par « plusieurs dérives au regard de la réglementation en vigueur ». C’est à ce titre que le Premier ministre Moussa Mara avait instruit à une commission ad’hoc de faire un état des lieux de la situation. Les inspections nécessaires effectués ont abouti à la découverte de « 70 établissements de tourisme (hôtels et autres espaces de loisirs) en situation irrégulière », selon le gouvernement. Ces lieux de loisirs « seront fermés » très prochainement, annonce-t-il, tandis que « 155 autres sont classés sur une liste rouge et pourraient être fermés dans les semaines à venir à défaut de s’en conformer à la réglementation en vigueur ».

L’objectif de cette opération est d’inciter les établissements touristiques à fonctionner « dans la légalité et qu’ils ne soient pas sources de nuisances pour les populations ». C’est en Juillet que le chef du gouvernement avait tenu une réunion avec les maires du district et les responsables du Ministère de l’Artisanat et du Tourisme autour des établissements touristiques en situation irrégulière. Un rapport de l’Office malienne de tourisme et d’hôtellerie (Omatho) a établi qu’un bon nombre des 967 établissements de tourisme de Bamako n’a ni agrément, ni autorisation. Mieux, plusieurs se situent au « cœur » des habitations, causant nuisances et autres dangers.

Par ailleurs, 68 des 967 établissements de tourisme répertoriés sont « à proximité des lieux de culte (églises et mosquées) », selon le rapport de l’Omatho. Ce qui constitue une entorse à la loi malienne qui interdit toute proximité des bars-restaurants et autres établissement de loisir avec les lieux de cultes et les établissements scolaires.

Parallèlement à cette décision de fermeture, le Ministère de l’artisanat et du tourisme évalue le décret n°06-340 du 10 août 2006 en vue d’une éventuelle relecture pour l’adapter au contexte national actuel. À ce processus de relecture, seront associés la société civile, les élus locaux, les associations religieuses, le Médiateur de la République et le Ministère de la justice, selon le gouvernement.

Seydou Coulibaly

Le 24 Octobre 2014

© AFRIBONE