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Le Burkina Faso n’est pas un pays trop gâté par la nature. Le pays est moins arrosé par les cours d’eau que la Guinée-Conakry, le Mali, le Sénégal… Mais, il sait tirer le maximum de profit des maigres dons de la nature. C’est ce qu’on remarque agréablement à Bama, un Eldorado situé à une trentaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso. Cette localité ressemble beaucoup à la zone de l’Office du Niger à cause de la multiplicité des rizières.

A la différence que, à Bama, on récolte deux fois. Avec un micro climat exceptionnel, la préfecture est bien arrosée. Et à partir de l’irrigation, ses habitants produisent en toute saison. « Nous récoltons le riz et d’autres céréales deux fois dans l’année », témoigne un paysan. Actuellement, la moisson du riz et du maïs bat son plein. La localité approvisionne également Bobo et Ouagadougou en légumes, en tubercules, en fruits… en toute saison.

Cette vitalité agricole se ressent naturellement sur le train de vie des populations, plus aisées que leurs concitoyens de beaucoup d’autres départements du pays des Hommes intègres. Là au moins, on sait tirer le maximum de profit des rares potentialités agricoles. Cela doit être une référence pour les Maliens toujours confrontés à la famine parce qu’esclaves des aléas pluviométriques malgré les immenses potentialités d’irrigation. Heureusement qu’ATT en a conscience et commence à corriger cette lacune !

M.B

10 mai 2005