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Le président du Front pour le refus, Bakary Mariko, président du Mouvement des jeunes pour la démocratie, la paix et la solidarité (Mjdps), a animée une conférence de presse, le vendredi 7 juin 2013 à la maison de la presse, pour attirer l’attention des autorités sur la situation actuelle du Mali. Au cours de cette conférence de presse, il a fait savoir qu’il n’y aura pas d’élection sans l’armée malienne à Kidal. Pour le conférencier, le Mnla constitue tout le problème du Mali.

«On doit laisser entrer l’armée malienne à Kidal sans condition. Kidal ne doit pas être une exception. Le Mnla doit déposer les armes et répondre de ses actes devant la justice. Tout le problème du Mali, c’est le Mnla. Et ce n’est pas bon d’être complaisant avec le Mnla. Les autorités doivent prendre leur responsabilité », c’est ce qu’a déclaré le président du Front pour le refus, Bakary Mariko, président du Mouvement des jeunes pour la démocratie la paix et la solidarité (Mjdps). Avant d’ajouter qu’il n’y aura pas d’élection sans l’armée et l’administration malienne à Kidal. Selon lui, tous les pays du monde cherchent leurs intérêts sauf le Mali. Pour Mariko, ce n’est pas Kidal seulement où il y a des problèmes de développement, mais à Kayes et à Sikasso aussi. Mais il reconnaît que l’ambition pour la région de Kidal s’explique par sa richesse géostratégique. Selon Bakary Mariko, les élections de juillet 2013 seront bâclées.

« La question malienne est politique. Nous vivons une crise profonde et il est impossible d’organiser des élections crédibles. Comment les candidats feront leur parrainage? Le cas de Kidal demeure non résolu. Si j’étais dans le gouvernement j’allais dire la vérité au peuple malien au lieu de l’amadouer », a-t-il dit. Concernant l’asile du capitaine Amadou Aya Sanogo, le conférencier a indiqué que ceux qui ont gâtés le pays sont entrain de préparer le retour d’ATT au bercail alors pourquoi le capitaine Sanogo doit quitter le pays ? s’interroge-t-il.

«Le Capitaine Sanogo n’ira pas en exil. Ce n’est pas à l’ordre du jour. Tous les maliens doivent aider ce pays. On ne doit pas privilégier une race par rapport à une autre encore moins un parti politique par rapport à un autre. Tous les maliens doivent être traités sur le même pied d’égalité », a conclu le conférencier.

Aguibou Sogodogo

Le Républicain du 10 Juin 2013