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Cent douze mille cinq cent trois (112 503) élèves, c’est le nombre de candidats inscrits au baccalauréat malien, session de juin 2013.
L’examen a débuté ce mardi 11 juin dans les 216 centres d’examen répartis à travers le pays, hormis Kidal toujours occupée par les bandes armées. Reportage sur la rive droite du district de Bamako.

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Le baccalauréat est un examen précieux sanctionnant la fin de la scolarité dans l’enseignement secondaire général. Année hors du commun au regard de l’histoire récente de notre pays. Les différentes écoles de la région de Kidal (toujours hors contrôle de l’administration) qui sont restées fermées durant toute l’année, ne participent donc pas à cette cession.

A Bamako, les centres désignés pour les opérations d’examens grouillent littéralement de monde depuis ce matin dans une atmosphère gaie. «La situation est calme. Il n’y a absolument eu aucun incident ici», reconnait le chef du centre d’examen du lycée Mansa Makan Diabaté (MMD) de Baco Djikoroni. Ce centre, l’un des plus grand parmi les soixante-deux (62) que compte la rive droite du district de Bamako, accueille une partie de ses propres élèves spécifiquement ses classes de la série SBT mais également ceux d’autres établissements notamment des lycées privés comme la Chaine Grise de Sogoninko et Ganiamory Keïta de Magnambougou.
Sur les mille vingt (1020) candidats inscrits, neuf cent dix-sept (917) candidats se sont présentés à l’examen ce matin au centre du lycée Makan Diabaté. De fait, la direction du centre a comptabilisé cent trois (103) absences parmi lesquelles quatre vingt (80) candidats réguliers et vingt-trois (23) candidats libres. A priori ce chiffre peut paraître énorme mais selon le directeur du centre, Kassoum Bengal, directeur d’un établissement de San affecté pour l’occasion au lycée MMD, il est tout à fait normal et reflète la taille du centre.

«J’ai peur de l’épreuve de Physique-Chimie»

Pour Dieng Papa Amath, élève du lycée Ganiamory Keïta, « L’épreuve de ce matin a été vraiment abordable ». La crise que vit notre pays depuis plus d’un an n’a pas autant affecté l’année scolaire 2012-2013 que celle de 2011-2012.
Pendant l’année scolaire, le ministère de l’éducation, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales conviait régulièrement les responsables des académies d’enseignement à des réunions pour faire le point et procédait ainsi à des évaluations du processus de dispensation des cours. « Les professeurs ont fait le maximum d’efforts pour que nous puissions épuiser les programmes », a reconnu Mariam Sékou Koné, élève au lycée privé de la Chaine Grise.

La bonne préparation de l’examen n’a pas occulté l’obsession de cette candidate : la Physique-Chimie, une des matières principales pour les élèves des terminales scientifiques. «J’ai peur de la Physique-Chimie», a-t-elle confié sans détour. Cette frayeur semble être quelque peu partagée par la plupart des candidats de la série Science Biologique (SBT). En série Sciences Humaines, le talon d’Achille serait l’épreuve de mathématique et même, pour certains aspirants bacheliers, la philosophie, leur principale matière… A la sortie des premières épreuves : biologie, mathématique, littérature ou philosophie selon les séries, certains élèves formaient des groupes pour comparer leurs résultats tandis que d’autres, plus discrets ou déjà occupés par la composition de l’après-midi, regagnaient leurs domiciles.

Espérons que le cru 2013 sera meilleur que celui de 2012 où le taux de réussite reste l’un des plus bas dans les annales de l’Education : 10% !

Seydou Coulibaly – Le 11 Juin 2013 – © AFRIBONE