Partager

A 8 heures, le ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Touré a ouvert la première enveloppe du centre « le Progrès » où ne s’alignent que les candidats littéraires (LLT).

Ici le président de centre, Bana Moussa Bagaga, est formel : « mes candidats sont arrivés à l’heure ainsi que leurs surveillants ». L’exploit valait la peine d’être souligné si on prend en compte la violence de l’orage.

Les 675 concurrents de ce centre de la rive droite, parmi lesquels 561 candidats réguliers, sont suivis par 54 surveillants et passent les épreuves dans 27 salles.

Tout était prévu et les 4 surveillants suppléants étaient aussi présents à notre passage. « Le Progrès« , « Soundjata Keïta« , « Mamadou Lamine Gakou« , « la Chaîne Grise » et « Birgo » se partagent les candidats de LLT sur cette rive. Ceux-ci démarraient tous avec l’anglais. Ce matin, ils en découdront avec la philosophie et la 2è langue vivante avant de boucler le circuit, demain, par la littérature.

Les candidats de sciences exactes de la rive droite sont logés aux lycées « le Succès » et « Kankou Moussa« . Le proviseur du lycée d’Ansongo, Mamadou Dembélé, assure la présidence du centre de « Kankou Moussa« .

Dans cet établissement, un des plus vastes de ce secteur de la capitale, 1020 élèves se partagent 34 salles à raison de 30 par salle. Une petite arithmétique permet de comprendre pourquoi il y a 68 surveillants (et 5 suppléants). Là aussi, en dépit de l’orage matinal, les épreuves ont commencé à 8 heures avec les mathématiques. Biologie et philosophie suivent aujourd’hui en attendant la physique et la chimie, demain.

L’inspecteur de sciences physiques, Sibiri Traoré, est responsable du centre Notre Dame du Niger où avait rendez-vous une partie des « biologistes » de la rive gauche. Les épreuves y ont démarré avec un très léger retard : 8h10. Compte tenu du déluge, les surveillants et candidats qui avaient perdu quelques minutes en cours de chemin, pouvaient être excusés.

Les 570 candidats, dont 202 filles, occupent 19 salles placés sous la surveillance de 38 enseignants. 3 suppléants sont en stand-by. Au menu d’hier, la matière principale : les sciences biologiques. Aujourd’hui, physique-chimie et philosophie et demain, mathématiques.

Le Centre de formation professionnelle, Soumangourou Kanté, accueille 540 candidats de SHT repartis entre 18 salles. Non loin de là, le lycée Askia Mohamed, le plus gros centre du District de Bamako, regroupe 1597 candidats de la série LL dans 57 salles.

Cette « usine » mobilise plus d’une centaine de surveillants, ce qui n’empêche pas la première responsable des lieux, Mme Diawara Djénébou Koné, de faire appel aux agents de police chaque fois qu’elle juge que des promeneurs s’approchent un peu trop près des murs du vénérable établissement.

Les élèves du Lycée technique ne sont pas dépaysés. Ils sont restés « à la maison », au sein de leur établissement. Les 630 candidats en mathématiques, technique, économie (MTE), les 128 en mathématique, technique, génie civil (MTGC) et les 105 en maths, technique, industrie (MTI) ont ainsi cogité dans un décor familier. Les résultats diront si cela les a inspirés.

C. DIAWARA

24 Juin 2008