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Après la rencontre, le 17 juillet, entre le chef du gouvernement Ousmane Issoufi Maïga et les responsables syndicaux de l’enseignement secondaire, les 39075 candidats au bac seront fixés sur leur sort dans les jours suivants. Les deux parties sont tombées d’accord pour lever le blocage par rapport à la publication des résultats dudit examen.

Trop c’est trop. Nous avons vraiment trop attendu, mais jusqu’à présent, rien. Il faut que le gouvernement essaie de faire quelque chose”. Ainsi s’exprimaient, la semaine dernière, des candidats à cet examen qui s’est déroulé le 4 juin 2007. Les candidats avaient participé aux épreuves dont la réussite signifie l’entrée à l’université.

Cette année 2007, les candidats étaient repartis entre 69 centres dont 39 à Bamako. Plus d’un mois après les candidats attendent encore les résultats. Cette longue attente s’explique tout simplement par le fait que les enseignants ont décidé de faire la rétention de notes au secondaire. Les syndicats concernés sont la Fédération de l’Education Nationale (FEN) le Syndicat National des Travailleurs de l’Enseignement Secondaire et le Syndicat des Professeurs Contractuels de l’Enseignement Secondaire.

Contrairement à la FEN, qui a pu obtenir satisfaction par rapport à certains de ses points de revendications, les autres syndicats n’avaient pas la même position sur l’attitude à adopter. Ainsi ils ont décidé de lutter jusqu’à ce qu’ils soient entendus par les autorités. A ce propos, on se rappelle que le Gouvernement avait eu plusieurs rencontres avec les syndicats.

Les doléances du syndicat des contractuels du secondaire concernent le payement sans délai, avec rappel, de la deuxième tranche des primes de hiérarchisation et le rappel des primes de hiérarchisation de la période allant de juillet à décembre 2004, la levée des obstacles juridiques (promotion formation), et l’octroi de l’incidence financière de l’augmentation de la valeur indiciaire sur les salaires des professeurs contractuels de l’enseignement secondaire.

Du côté du Syntes, les revendications portaient sur l’augmentation des primes de surveillance (à 10.000 FCFA) et de correction (à environ 500 F CFA par copie), l’octroi des primes de logement, et des deux échelons aux contractuels admis au concours en 2001, entre autres.

Compte tenu de cette situation, les professeurs avaient décidé de retenir les moyennes de classe des élèves de terminale, candidats à l’examen du baccalauréat. Pourtant ce sont ces moyennes de classe qui sont additionnées aux notes du bac pour donner la moyenne d’admission à cet examen. Le SYPCES et le SYNTES étaient les deux syndicats concernés dans cette prise d’otage des résultats de l’examen du baccalauréat.

Conscient de la gravité de la situation, le chef de l’exécutif a rencontré avant hier les syndicats concernés. Cette rencontre avec le Premier ministre a permis de trouver une solution au problème posé. Devant les engagements pris par le chef du Gouvernement, les responsables syndicaux ont décidé de changer d’attitude. Ce qui va permettre d’accélérer le travail de correction et de calcul des notes, pour enfin publier les résultats.


Laya DIARRA

19 juillet 2007.