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L’avortement clandestin est à la base de nombreux problèmes de santé chez la femme. Malgré tout, cette pratique néfaste et criminelle est devenue un phénomène de vogue. Elle n’est freinée par aucune mesure de rigueur.

Pratiqué par pas mal de jeunes filles dans notre société, l’avortement n’est plus un jeu de cache-cache.

Les jeunes filles le fait sans se rendre compte du danger, et sans se soucier de ses conséquences pour la santé.

De nombreuses causes sont à la base de cette pratique, pourtant prohibée dans notre pays.

Certaines disent le faire parce qu’elles ne peuvent pas garder la grossesse à cause de leurs parents d’où le risque d’être chassé de la maison.

Pour d’autres, il s’agit de sauver leur cursus scolaire. Etant donné qu’avec la grossesse on n’est pas admis à fréquenter l’école.

Par contre, pour la plupart il s’agit tout simplement de la peur de se voir abandonner par leur partenaire. En raison du fait que les jeunes garçons de nos jours, sont en majorité irresponsables, incapables d’assurer les charges d’un enfant.

Comment l’avortement est-il pratiqué dans notre pays ?

En effet, nombreux sont les praticiens de la santé eux-mêmes qui ont fait de cette pratique une source de commerce. Sous leur blouse blanche, ils ne se cachent plus dans la destruction des fœtus humains. Que ça soit dans les centres de santé locaux, cliniques privées et même dans les grands hôpitaux de la place, la pratique se fait à visage découvert. Alors que les textes légaux dans notre pays sont sans équivoque sur les sanctions prévues en la matière. Seulement, c’est leur respect qui fait défaut. Du coup l’avortement, appelé clandestin est devenu un domaine privilégié pour de nombreux agents de santé, même ceux qui ne relèvent pas de la génécologie (médecins, infirmiers, sagefemmes, laborantins, aide soignants, brancardiers…).

Le plus marrant dans tout cela, est l’automédication bien répandue dans ce domaine. Ou certaines jeunes filles, généralement les aides ménagères, expérimentent des produits bien toxiques pour s’avorter.

En outre, force est de reconnaître que l’avortement est un crime odieux contre un autre être humain qui a droit à la vie. Il peut dans certains cas coûter la vie à celle qui la pratique, ou même lui créer des problèmes de maternité dans le futur.

Dans ce cas, la sensibilisation des jeunes filles mérite d’être accentuée afin d’arrêter cette pratique dans la société. A bon entendeur salut.

Fatoumata Fofana

01 Novembre 2013