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A partir de 1960, le Soudan indépendant (République du MaLi) fut érigé en région. L’historique de la Compagnie Malienne de Développement des Textiles (CMDT), nous conduit à mettre en exergue le parcourt du Coton au Mali. Depuis quarante(40) ans, la culture du coton associe, techniciens expatriés, cadres maliens, producteurs, l’Etat Malien et différents partenaires de la filière.



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Culture d’adhésion le coton est aujourd’hui la locomotive des autres spéculations cultivées dans la zone Mali sud et ouest. Les quatre cent cinq neufs cent trente neufs (405 939) tonnes de cotons graines produites (campagne 1995/1996) placent le Mali au rang du premier (premier) producteur du coton graine des pays d’Afrique au sud du Sahara.

Introduite par les Arabes au XI siècles dans les régions nord du pays qui furent les premières islamisées, la culture du coton a enfin toujours été pratiquée au Mali de manière traditionnelle par les populations de zone Mali sud. Mais, il s’agissait de variétés locales, cultivées en association avec le maïs ou le riz.

Une culture très ancienne

La culture du coton fut encouragée par les services agricoles de l’administration coloniale au soudan Français. Il s’agissait pour la France, à cette époque, de réduire sa dépense vis à vis des Etats Unis et de l’Angleterre, concernant son approvisionnement en fibres de cotons.

La ferme de Barouéli, créée en 1919, fut à l’origine des premières améliorations de la culture cotonnière au Soudan. Elle participa à la mise en point des techniques culturales et à l’expérimentation des premières variétés importées.

Les résultats de la ferme de Barouéli furent utilisés pour démarrer la culture du coton sur l’office. La ferme sera dotée plus tard d’une petite égreneuse pour traiter sa production. C’est la première installation de machine égrenage recensée au soudan. La ferme de Barouéli fut aussi le premier centre de modernisation de la culture du coton en 1930, la culture attelée est introduite en zone Mali-sud par les services agricoles de la France Outre Mer, par l’intermédiaire des «maîtres laboureurs».

Les parcelles cultivées ne recevaient ni engrais ni d’autres traitements chimiques. Le coton était égrené à la main par les femmes, les graines conservées pour la satisfaction des besoins alimentaires. Quant à la fibre elle était peignée et cardée pour être transformée plus tard en fil.

Les tisserands préparent les bandelettes de coton qui étaient ensuite assemblées pour confectionner les vêtements de travail, les tuniques des chasseurs et les pagnes pour les femmes.

Les travaux d’aménagement de l’Office du Niger commencent en 1920. A l’origine, cet immense périmètre est conçu pour la culture irrigue et la production de fibre longue de soie de coton à limage de la production à l’Egyptienne.

L’Institut de Recherche Cotonnière et des Fibres Textiles exotiques (IRCT) fut créé en 1945. Il eut pour rôle recherche appliquée, la création de nouvelles variétés et la formation des agents d’encadrements. En 1948, la station de recherche cotonnière de N’Tarla est créée par l’IRCT.

En 1949, le gouvernement Français crée la Compagnie Française pour le Développement des Textiles (CFDT). Elle sera chargée de vulgarisée les résultats de l’IRCT et de développer le production cotonnière en Afrique Occidentale Française. C’est en 1952 que la CFDT commençant à s’opposer réellement de l’encadrement de la culture du coton.

A partir de 1952, la CFDT était représentée en Afrique Occidentale Française par une direction générale inter-Etat dont le siège fut Bobo Dioulasso en Haute Volta, actuelle Burkina Fasso. Ont successivement occupées le poste de Directeur Général :

• M. André Courée de 1951 à 1954

• M. Pierre Vignier de 1954 à 1960

• M. Guillemin de 1960 à jusqu’à la suppression de la direction de l’Afrique de l’Ouest.

A noter que M. Alain Dechabanne fut le dernier à occuper le poste de Directeur Administratif. La Direction de l’Afrique de l’Ouest menait ses actions sur les colonies suivantes :

• La Haute Volta (Burkina Fasso)

• Le Soudan Français (République du Mali)

• Le Niger

• La Côte d’Ivoire

• Le Dahomey (République du Bénin)

En 1951, une partie du Soudan Français fut érigée en secteur dont Sikasso était le siège. Le premier chef lieu du Soudan Français. En 1953, le secteur du Soudan connut son extension par la création de sous secteurs :

• le sous secteur de Sikasso, dirigé par M. Marc Lanoux, qui fut le premier chef sous secteur,

• le sous secteur de San, par M. Lucien Glauser.

En 1955, fut le sous secteur de Zébala. Son premier chef sous secteur a été M. Bernard. A cette époque, la cellule primaire de l’encadrement s’appelait centre diffus, composé de plusieurs cantons. Le sous Secteur de Sikasso comptait 7 centres à cheval sur le cercle de Sikasso et la Subdivision de Kadiolo. Le sous Secteur de San comptait 10 centres couvrant la totalité du cercle de San et la subdivision de Tominian. Quant au sous Secteur de Zébala il comptait 9 centres et couvrait la totalité de cercles de Yorosso et Koutiala.

En 1956 on assista à la création d’un second secteur à Barouéli dirigé par M. de la Pharge. Il fut remplacé plus tard par M. Marc Lanoux, Chef du Sous Secteur de Sikasso en 1958, qui fut à son tour remplacé par M Pagnoux et lui par M. Royer. Le secteur de Barouéli en plus du Centre de Modernisation Rurale (CMR), couvrait le zone de Tomian, de cinzana gare, de Katiéla plus les zones tampon de Niamina et Banamba. Le secteur de Barouéli fut transféré à Ségou vers les années 1959-1960 avec comme premier chef de Secteur, M. Bocabille.

Après les brillants résultats de la commercialisation de 1959 à 1960, les sous secteur de Sikasso, de Koutiala et San furent érigés en secteurs.

• En 1960, la CMDT comptait quatre secteurs :

• Sikasso, Chef Secteur M. Youba Kone,

• Ségou, Chef Secteur M.Bocabeille,

• Koutiala, Chef Secteur M. Bernard Nicolas,

• San, Chef Secteur M. Lucien Glauser

A partir de 1960, le Soudan indépendant (République du MaLi) fut érigé en région. Elle est dirigée par un délégué régional, qui fut plus tard appelé Chef de région. Le premier fut M. Bernard Nicolas avec résidence à Ségou. Avec ce changement le nombres de Secteur augmenta très rapidement- les principaux furent : Zébala, Yorosso, Kadiolo et Bougouni avec une ouverture de nouveaux sous Secteur sur Bougouni, Yanfolila, Kolondiéba. Le premier chef Secteur fut M. Mandé Diakité.

L’encadrement d’alors diffus donnait place à un encadrement rapproché : le découpage des sous Secteurs et Secteurs en Centre d’Expérimentation Rurale (CER). L’appellation centre devait disparaître et la cellule première de l’encadrement devint le Secteur de base.

De l’encadrement diffus à l’encadrement rapproché

C’est en 1961, que la région CFDT du Mali fut créée. Son premier siège était à Ségou. Elle fut dirigée par M. Bernard Nicolas.

L’Africanisation de CFDT devenant de plus en plus une préoccupation nationale, en 1962 tous les Secteurs furent dotés d’adjoint malien. C’est entre 1965 et 1966 que la Direction régionale a été transférée de Ségou à Bamako. En 1967 la Direction générale était composé de cinq personnes : M. Bernard Nicolas le Directeur, Claude Sheban l’agent administratif, Douay le chef de service industriel, enfin un comptable et son adjoint.

En 1967, le projet Dah est lancé au niveau de la CFDT, sur l’initiative de M. de Carbon. L’objectif visé à l’époque, était de diversifier les activités de la société suite à des problèmes rencontrés par le coton sur le marché mondial. C’est en 1967, que les premières fiches techniques ont été élaborées. Mais cette date marque également le début de l’organisation des stages périodiques en cohérence avec le calendrier agricole, à l’attention des chefs SB (Secteur de Base) et des chefs ZER ou (Zone d’Expansion Rurale).

Durant cette période, les actions de la CFDT s’élargissent à l’ensemble des cultures pratiquées en rotation avec le coton.

Aussi, à la même période, une attention particulière était apportée sur la culture attelée ainsi qu’a l’utilisation des fertilisants et aux traitements insecticides. EN 1968 la direction générale s’installe dans les actuels bureaux de l’Office du tourisme. C’est Egalement à cette période que le fond européen de Développement finance l’opération Fana, qui comprend 2 volets :

• de recensement et le bornage des terres cultivables de l’arrondissement de Fana,

• la création de poste Vétérinaire CMDT, et la conduite des premières actions d’intégration élevage agriculture.

De service formation a été lui créé, en janvier 1969 avec Messieurs René Grimal et Chantan. Les stages techniques furent généralisés à cette époque ainsi que les démonstrations dans les villages. En 1969, création de la sous région de Diola. Elle est supervisée par Ségou.

En 1970 création de la région de Fana avec comme Chef de région, M. Simon Dajeux. C’est en 1969, que commencèrent également les premiers stages de formation à l’attention des forgerons. En 1970 la région CFDT du Mali devient une direction générale, avec M.

Bernard Nicolas comme Directeur Général et M. N’Fagnanama comme Directeur adjoint. La restructuration intervenue entre 1969 et1970 aboutit à la création de la deuxième région de Fana, suite à la création de Koutiala comme région. Le premier chef de région de Koutiala fut M. Marcel Guilly. A la même période, monsieur Deklayeue était le chef de région de Fana.

En 1971, à la demande des autorités maliennes, la CFDT Mali crée un secteur à Kayes, qui intervenait sur Yélimané. Sa mission était d’introduire la culture cotonnière dans les vallées du Krigou et de la Kolinbiné.

Progressivement, on assista à l’évaluation suivante :

• en 1974, création de la région de San par M. Samballa Diallo et de celle de Sikasso par M. Youba Koné comme premier chef de région,

• en 1976, création de la région de Bougouni, avec M. Mahamane Maïga comme chef de région,

• en 1980, la création de la région de Ségou, avec M. Broulaye Sidibé comme premier chef de région.

21 octobre 1974, suite à la signature de la convention CFDT – Gouvernement malien, la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles est créée. Son premier Directeur a été M. N’Fagnanama Koné. Jusqu’en 1989, le fonctionnement de la filière coton était géré selon un barème qui définissait l’ensemble des postes budgétaires intervenant dans la production de la fibre. …

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04 Aout 2008