Partager

Il est devenu une tradition chez certaines personnes d’inviter des amis, parents, collaborateurs et des alliés à venir partager le repas de rupture ensemble. C’est ce que l’honorable Haïdara Aïssata Cissé dite Chato a fait ce dimanche 26 juin 2016, 21ème jour du mois de Ramadan. C’est vrai que les convives sont venus de partout, car ressortissants, cadres, anciens ministres et personnalités de Bourem étaient de la réception chez le député élu à Bourem. Une belle occasion pour discuter de l’avenir de leur cercle, mais au regard des échanges, il ressort que la mise en place des futures Autorités intérimaires fait grincer des dents. Certains habitants ont pris fait et cause pour la Cma ; d’autres, pour la Plate-forme, avec comme unique objectif : garder leur poste avec l’arrivée des Autorités intérimaires.

L’idée de l’honorable Haïdara Aïssata Cissé est à saluer. La rupture du jeûne avec les ressortissants de Bourem a sonné l’unité entre toutes les populations de Bourem. C’est une première qui a bénéficié d’une large adhésion des ressortissants du cercle : la rupture de jeûne à l’initiative du député du cercle. Avec des élus, cadres et ressortissants du cercle de Bourem, le député Haïdara Aïssata Alassane Cissé dite Chato a prêché l’entente.

La rupture de jeûne qu’elle a partagée avec les élus et les citoyens du cercle a été l’occasion d’appeler à la cohésion et à l’unité autour des Autorités intérimaires. Premier du genre, cet événement a été apprécié à sa juste valeur par les élus des cinq communes du cercle (Bamba, Taboye, Almoustrat, Témera, Tarkit). En plus des élus qui ont honoré de leur présence cette initiative, on notait la présence des cadres du cercle dont l’ancien ministre Mohamed El Moctar.

Au finish, l’idée d’une assemblée générale de sensibilisation en faveur des Autorités intérimaires a été retenue. Il s’agit de faire connaître aux ressortissants de la localité à Bamako cette disposition de l’accord pour la paix et la réconciliation. Parce que la mise en place des Autorités intérimaires n’est pas bien comprise par les populations de Bourem, c’est la panique aujourd’hui. Des élus locaux et des maires des différentes communes sont en train de se rapprocher de la Cma et la Plate-forme pour garder leur poste dans les équipes communales.

Personne ne veut perdre sa place dans la société. C’est ainsi que certains notables de Bourem sont en train de vendre leurs champs à des gens de peaux blanches pour avoir leurs grâces. Pour certains habitants de Bourem, l’expression même ‘’Autorités intérimaires’’ fait peur parce qu’ils ne veulent pas être sous tutelle de ceux qui étaient hier leurs bourreaux. Pour d’autres, l’Etat va les mettre en très bonne posture, avant les prochaines élections, surtout qu’ils ne seront pas sécurisés par les militaires maliens. Ils vont gérer toutes les communes de Bourem avec leurs hommes, avec des représentants de l’Etat qui ne peuvent rien leur imposer. D’où la grande panique à Bourem.

À entendre certains jeunes de la localité, ce sera un coup dur, avec des frustrations et souvent des affrontements, parce que ce sont des gens qui vont venir d’ailleurs pour les gérer ; ce qui n’est pas une chose facile. En tous les cas, les ressortissants de Bourem à Bamako attendent la tenue de l’assemblée générale pour dégager la démarche à suivre, mais aussi des informations à donner aux populations sur la mise en place et le fonctionnement des Autorités intérimaires.

Correspondance particulière

Le Reporter du 28 Juin 2016