Partager

Hier matin, devant l’autogare de Sogoniko, entre 9 heures et 11 heures, c’était la débandade. Les policiers pourchassaient les commerçants ambulants et les embarquaient avec leurs marchandises. Stupéfaits, ces derniers se mélangeaient les pédales.

Les commerçants ambulants ont passé une mauvaise matinée hier eu égard à l’orage qui leur est tombé dessus. A leur grande surprise, vers 9 heures, c’est un camion du Groupement Mobile de Sécurité (GMS) de la Police nationale qui s’arrête avec à bord une forte unité de policiers bien masqués avec des tubes de gaz lacrymogène en main.

LA CROISADE CONTRE LA CONCURRENCE DELOYALE

Les vendeurs ambulants détenaient des chaussures, des jouets d’enfants, des ballons, des habits, des torches entre autres articles. Ils les transportent sur les épaules ou dans les pousse-pousse.

Le plus souvent ils transportent une quantité de marchandises capable de remplir une petite boutique. Rappelons qu’il y a quelques années de cela que la question de mettre fin à cette façon d’exercer le commerce s’était posée.

Car, il faut reconnaître que les commerçants ambulants perturbent le marché et font de la concurrence déloyale.

Ces gens ne paient ni taxes ni impôts. Et pire, ils font généralement le porte à porte avec les marchandises, ce qui fait que les citoyens n’ont pas souvent besoin de se rendre au marché ou aux boutiques pour s’approvisionner en divers produits. De même, ils sillonnent les services pour permettre aux travailleurs de s’approvisionner sur place.

LA MEVENTE CHEZ LES COMMERCANTS EN REGLE

Toutes choses qui contribuent à la mévente chez les commerçants détaillants qui paient correctement les impôts et la taxe de développement. Cette situation choque ces derniers, surtout que les commerçants ambulants vendent leurs produits à n’importe quels prix.

En réalité, il est opportun de réduire le nombre sans cesse croissant des commerçants ambulants qui concurrencent les commerçants détaillants en règle vis-à-vis du fisc.

Ces derniers devraient contribuer afin que cette opération soit une réussite. Car ils ont tout à y gagner.

B.S

03 juillet 2007.