Partager

Le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine s’est rendu mardi après-midi au siège de la Commission nationale de gouvernance (CNG) où il a été accueilli par le président de la Commission et le coordonnateur du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep), respectivement l’ancien ministre Ousmane Diallo et Housseynou Dicko.

Sous l’impulsion de l’Union africaine (UA), les pays africains se sont engagés, à travers le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep), à procéder à un jugement interne de leur gouvernance. Le but principal est « d’encourager l’adoption de politiques, normes et pratiques en vue de promouvoir la stabilité politique, une croissance économique élevée, un développement durable et une intégration économique sous-régionale et continentale accélérée grâce au partage des expériences et au renforcement des meilleures pratiques et acquis ».

Le Mali, qui a commencé son processus Maep en juin dernier, a mis en place une Commission nationale de gouvernance (CNG) chargée de faire le rapport national d’auto-évaluation (RNAE). Elle joue donc un rôle primordial dans le processus d’évaluation. Une raison, qui a certainement poussé le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Dr. Badra Alou Macalou, à se rendre personnellement aux locaux de la CNG pour s’enquérir de ses conditions de travail et transmettre les encouragements des plus hautes autorités à ses membres.

Le ministre, point focal servant d’interface entre le gouvernement et le secrétariat permanent du Maep, a rappelé à la Commission l’exaltante mission qui lui est confiée, son devoir patriotique et surtout les attentes des autorités par rapport à l’évaluation. Une attente, qui, espère-t-il, contribuera au « rayonnement de notre pays dans le concert des nations ».

Tout en affirmant que l’un des objectifs des autorités est de faire participer « l’écrasante majorité des Maliens » à l’auto-évaluation, le ministre Macalou a assuré que « c’est dans une indépendance totale que la Commission aura à faire son travail et bénéficiera d’appuis de personnes de l’extérieur qui feront aussi leur rapport ».

Un fait dont se félicite déjà Dr. Macalou est que l’évaluation permettra de « déceler les forces et les faiblesses de notre système et d’en apporter des solutions » et aboutira à « un plan national d’action ».

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

07 février 2008.