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Le gouvernement dirigé par Cheick Modibo Diarra a décidé de diminuer la part de la subvention accordée par l’Etat à la filière gaz. En effet, les consommateurs qui depuis novembre 2011, rechargeaient la bouteille de 6 kilo à 2 500 FCFA contre 2000 au paravent, devront désormais débourser 3500 FCFA pour la même bouteille.

Nonobstant cette mesure, le prix de vente de ce produit sur le marché malien reste inférieur à ceux observés dans les pays de la sous région. Il convient de rappeler que depuis plus d’une décennie, le gouvernement malien a subventionné à hauteur de 60% le gaz butane dans le but d’inciter la population à substituer ce produit au bois énergie, dont la consommation est l’une des principales causes de la désertification et de la dégradation de l’environnement dans notre pays.

Les résultats de cette politique, selon les statistiques, ont été très probants. En dix ans (2001 – 2011), elle a permis d’augmenter le volume de la consommation du gaz butane qui est passée de 1800 tonnes, à plus de 10 mille tonnes par an.

Parallèlement à cette augmentation, la subvention du gouvernement est passée de 450 millions de FCFA à 6,586 milliards de FCFA pendant cette même période. L’Etat ne pouvait plus continuer à supporter ce fardeau. Aussi, faut-il souligner que le bas niveau du prix de ce produit au Mali profite aujourd’hui beaucoup plus aux consommateurs de pays voisins avec des milliers de bouteilles de gaz frauduleusement exportées, rendant la gestion du mécanisme de subvention de plus en plus complexe.La situation occasionne des pénuries de gaz à l’intérieur du pays et annihile les efforts du Gouvernement. Face à cette double équation, les autorités maliennes ont estimé qu’il fallait réduire progressivement cette charge pour que le produit soit disponible en toute période de l’année sur le marché intérieur.

A cet effet, le secteur gazier continuera de bénéficier de toute l’attention du gouvernement, assure t- on du côté des ministères du commerce et de l’Industrie et de l’Economie, des finances et du budget.

Youssouf CAMARA

03 Septembre 2012