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Les processus de décentralisation et de privatisation au Mali ne vont pas sans bouleversement de la charpente de l’administration. De ce fait, des changements doivent impérativement se faire pour adapter les fonctions et missions publiques au secteur privé. Au niveau central, il convient de cerner les missions à transférer aux bases régionales et locales.

Cela s’inscrit dans le cadre de la déconcentration, nous a expliqué, hier, au siège du Commissariat au développement institutionnel sis à Dar-salam, M. Mamadou Thiam, le coordonnateur national du Projet d’appui au programme de développement institutionnel (PDI). Interrogé sur l’audit institutionnel jugé nécessaire pour amorcer ces changements, M. Thiam a répondu “quand on parle d’audit, les gens pensent généralement à l’audit comptable et financier, l’audit institutionnel porte beaucoup plus sur un exercice tendant à identifier les dysfonctionnements des structures.

A un moment donné, l’institution prend de l’âge pour avoir fonctionné pendant un certain nombre d’années, on se propose alors de voir, au niveau de la mission, des structures, des procédures, ce qui ne va pas. En fait, c’est cela l’objet de l’audit institutionnel”.

L’audit, a ajouté M. Thiam, est une nouvelle appellation qui a remplacé le terme de diagnostic. Les diagnostics de l’administration avaient commencé depuis les premières années de la réforme administrative au Mali. Il a précisé : “vous savez que la réforme administrative dans notre pays a bien commencé au lendemain de l’indépendance mais ce n’est qu’à partir de 1969 qu’une commission nationale de réforme administrative a été mise en place. Elle s’était assigné comme tâche de faire un diagnostic général de l’administration”.

Concernant le suivi des activités, M. Mamadou Thiam a signalé que le premier audit des missions a eu lieu en 2003 et que ses résultats ont été présentés en conseil des ministres qui a fait ses recommandations. Il a souligné que les recommandations ont été prises en compte dans ce qu’on a appelé l’audit organisationnel qui se consacre beaucoup plus sur les structures des services et leur fonctionnement.

L’audit organisationnel, a fait savoir le coordonnateur, se poursuit actuellement et a concerné un certain nombre de départements ministériels. Les résultats doivent bientôt être approuvés par le gouvernement.

L’objectif, a conclu M. Thiam, est d’apporter des améliorations au niveau du fonctionnement de l’appareil administratif et que cela puisse se traduire, d’abord par des textes normatifs, des décrets qui seront pris pour mieux réorganiser l’ensemble de ces services.

Baba Dembélé

07 Février 2008.