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Pour être plus imprégnés des outils de contrôles de l’audit, les étudiants de la 4ème année gestion de l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako (Ussgb), ont initié une conférence débats, le 10 mai 2014 dans l’Amphi 500 places de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Fseg). Le thème de la conférence était : «comment prévenir et détecter la fraude dans les organisations?».

Ils ont été appuyés dans leur démarche par la coordination du master professionnel audit et contrôle de gestion de la Fseg. D’où la reconnaissance de la porte parole des étudiants M’Bamousa Cissé à l’endroit de ceux qui les ont soutenus. Elle était animée par l’expert en Banque et fiances, Samboucourou Kanté et avait comme modérateur Pr Dramane Sidibé. Les universitaires, les étudiants ont participé et suivi avec intérêt l’exposé.

Le représentant du Doyen de la Fseg Dr Soboua Théra, a rappelé aux étudiants que cette conférence est un appui à leur formation à l’audite, un outil qu’ils doivent avoir eux-mêmes pour leur carrière future. «Nous organisons chaque année des débats pour faire un pont entre la vie professionnelle et l’université», ajoute le modérateur. Dans son exposé liminaire, le conférencier a défini d’abord la fraude qui consiste à tromper délibérément autrui pour obtenir un bénéfice illégitime ou pour contourner des obligations légales ou des règles de l’organisation.

Un comportement frauduleux suppose donc un élément factuel et intentionnel, ainsi qu’un procédé de dissimulation de l’agissement non autorisé. Selon lui, elle a un double impact: impacts financier, et en termes d’image. Ensuite, il a développé la gouvernance et le pilotage d’un dispositif de lutte contre la fraude. L’on retient en somme la prévention et la dissuasion, la détection, la correction et l’amélioration continue, l’investigation et le traitement. En fin, il expliqua la conduite d’une mission d’investigation de fraude: pré-investigation et rapport. Avant de dresser le triangle de la fraude qu’est l’incitation/la pression, l’opportunité, l’attitude/la rationalisation.

Pour conclure, il a dit: «l’homme qui cultive les valeurs d’honnêteté, qui trouve son contentement dans la vertu que les caprices de la fortune n’exaltent ni l‘abattent, qui ne connait de plus grands bien que celui qu’il peut se donner à soi-même, pour qui le plaisir véritable est le mépris des plaisirs». Avant de conclure en invitant les uns et les autres : « faisons de la lutte contre la fraude et la corruption, une action citoyenne et quotidienne au service du développement et de l’épanouissement de l’homme africain ». Les inquiétudes des étudiants ont été répondues par le conférencier.

Hadama B. Fofana

12 Mai 2014