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A Abuja une explosion a secoué le bâtiment abritant la rédaction et l’imprimerie du quotidien national privé ThisDay, l’un des journaux les plus influents du pays. Deux agents de sécurité ont été tués ainsi qu’un kamikaze à bord d’une voiture qui avait été autorisée à franchir le portail, selon un responsable de la parution. Cinq personnes employées par ThisDay ont également été blessées et le bâtiment a été sérieusement endommagé. A Kaduna, l’une des grandes villes du nord majoritairement musulman, une bombe a explosé à l’extérieur d’un édifice abritant les rédactions de plusieurs journaux, dont ThisDay et un autre quotidien national, The Sun. « Trois (personnes) sont mortes sur le coup », a indiqué à l’AFP un responsable des secours, Abubakar Zakari Adamu. Les médias au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec 160 millions d’habitants, n’avaient encore jamais été la cible de telles attaques. Un porte-parole de la police a indiqué qu’un suspect avait été arrêté dans l’attentat de Kaduna, membre présumé du groupe islamiste Boko Haram. Un porte-parole présumé de Boko Haram avait récemment menacé la presse, affirmant que les autorités utilisaient les journaux pour diffuser des informations contre le groupe. Le président Goodluck Jonathan, en déplacement en Côte d’Ivoire, a condamné des actes « ignobles » et appelé les journalistes à « ne pas se laisser dissuader ». AFP