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Au moins 34 personnes ont été tuées dans les récents combats entre groupes armés dans le nord-ouest et le sud de la Centrafrique, selon un décompte de l’agence humanitaire des Nations Unies (Ocha) mardi, alors que l’ONU a parlé la veille de « signes avant-coureurs de génocide ». Le 30 juillet, l’ONG Médecins sans frontières (MSF) nous expliquait que « des résidences d’organisations humanitaires (avaient) été pillées » à Batangafo après des combats.« Les signes avant-coureurs de génocide sont là », a déclaré le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, Stephen O’Brien, lundi à New York, rendant compte lors d’une réunion à l’ONU de récents voyages en Centrafrique et en République démocratique du Congo.La Centrafrique, qui compte 4,5 millions d’habitants, peine à sortir du conflit commencé en 2013 entre groupes armés Séléka majoritairement musulmans et anti-Balaka principalement chrétiens, malgré l’intervention de la France (2013-2016) et la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca, quelque 12.500 hommes).Le 30 juillet, à l’occasion d’une visite à Bangui, le chef des opérations de maintien de la paix des Nations unies, Jean-Pierre Lacroix, avait estimé la situation « dangereuse » dans le pays.« Les gains qui ont été obtenus ces dernières années risquent d’être mis en question », avait-il alors mis en garde.AFP.