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Un attentat à la voiture piégée a fait au moins 18 morts et 80 blessés près d’Abuja, la capitale du Nigeria, dans une gare routière déjà visée par le groupe islamiste Boko Haram il y a moins de trois semaines et à quelques jours d’un grand forum économique international. Suite à l’attaque du 14 avril, les organisateurs avaient promis de déployer le dispositif le plus important jamais mis en place pour des réunions internationales au Nigeria, première économie et premier producteur de pétrole d’Afrique. Le Forum économique mondial (WEF) a assuré que la rencontre prévue les 7-9 mai aurait lieu malgré l’attentat.
L’attentat de jeudi n’a pas été revendiqué pour l’instant mais les soupçons se sont immédiatement portés sur Boko Haram. Le nouvel attentat d’Abuja rappelle la menace sérieuse que fait planer Boko Haram sur le pays. Ce nouvel attentat intervient dans un contexte de mobilisation croissante de l’opinion publique suite à l’attaque la plus choquante jamais perpétrée par Boko Haram: l’enlèvement le 14 avril de 100 à 200 filles âgées de 12 à 17 ans, dans leur établissement scolaire du Nord-Est. Les responsables et les habitants de Chibok, la ville de l’Etat de Borno où le rapt a eu lieu, annoncent des bilans contradictoires, mais, selon la directrice du lycée des victimes, elles sont encore 187 à être retenues par les islamistes. AFP.