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Au Mali, dans le cercle de Niono, Jihadistes et chasseurs traditionnels Dozos ont signé un accord de cessez-le-feu le 14 mars dernier.


La prolongation de cet accord avait été conditionné au retrait de l’armée malienne des abords du village de Farabougou. Finalement, après expiration de l’ultimatum vendredi 16 avril, l’armée n’étant pas concernée par l’accord, son retrait n’est plus un préalable à la prolongation de cet accord de cessez-le-feu. C’est ce que nous explique Moussa Boubacar Bah, chef de la délégation HCIM (Haut Conseil islamique au Mali) qui a mené la médiation.

Le combat continue donc entre Famas et jihadistes. Moussa Boubacar Bah rappelle aussi que l’application de la Charia n’est pas une condition de cet accord. Les femmes ne sont pas obligées de se voiler dans les villages, sauf si elles vont en brousse dans des zones où se trouvent des jihadistes. Moussa Boubacar Bah rappelle que les discussions avec les jihadistes faisaient partie des conclusions du dialogue national inclusif tenu en décembre 2019.

“Nous avons même demandé au ministère malien de la Réconciliation de transformer cette commission du HCIM en une commission de bons offices et de réconciliation pour toute l’étendue du territoire malien. Nous avons un crédit auprès de l’ensemble de bélligérants. Il est urgent d’utiliser les bons offices du HCIM pour étendre ce qui s’est passé à Niono à l’ensemble du territoire national” selon Moussa Boubacar Bah.

“Partout des micros accords sont signés, il faut désormais passé un niveau macro”, selon Moussa Boubacar Bah. “C’est à l’Etat malien de prendre en mains ces dynamiques, s’il ne veut pas se retrouver en marge. Les populations ont besoin de paix” conclue-t-il.

Source: AFP