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Quelle mouche a donc piqué le président Amadou Toumani Touré pour initier des lois scélérates comme l’abolition de la peine de mort et l’adoption d’un nouveau code de la famille au Mali ? On sait que Satan a beaucoup de disciples dans le monde mais de là à venir inspirer nos plus hautes autorités ! Déjà embourbé dans les sables mouvants du désert par la faute d’une rébellion qu’il n’arrive pas à combattre, ATT aurait pu faire l’économie de textes qui mettent le Mali en danger de paix et portent gravement atteinte à l’ordre social. Sa foi de musulman (s’il en a vraiment) aurait dû lui interdire d’aller dans le sens de l’hérésie.

Dans une démocratie, on ne brave pas impunément l’opinion publique qui fait et défait les gouvernements. Même dans une République laïque, il faut se méfier de défier les religions. Malin qui comme Ulysse, ATT sait qu’il est en fin de parcours et que ses initiatives malheureuses ne pourront plus empêcher sa réélection. C’est pourquoi il souffle dans la même trompette que le diable.

Raison pour laquelle la communauté musulmane du Mali a rejeté purement et simplement les projets de texte sur l’abolition de la peine de mort et l’adoption prochaine par les députés du nouveau code de la famille.

Outre l’abolition de la peine de la mort et l’interdiction de l’excision, les dispositions contenues dans le nouveau code de la famille font dresser les cheveux sur la tête. Le nouveau code de la famille stipule qu’il y aura cinq ans de prison pour les imams qui célèbrent le mariage religieux avant le mariage civil.

Il institue la liberté pour la fille majeure de se marier sans le consentement de ses parents, établit la parité des sexes en matière d’héritage et le nom de famille de la mère que l’enfant légitime peut porter ou pas.

Même Me Mountaga Tall, un des précurseurs du code de la famille, n’était pas allé aussi loin. Outre les valeurs sacrées de l’islam, toutes ces dispositions constituent des formes d’agression contre nos valeurs sociales et morales.

Ce qui est en cause, c’est moins l’abolition de la peine de mort ou l’adoption du code de la famille que la construction d’une nouvelle société imbibée de valeurs occidentales qui débouchent inéluctablement sur la déshumanisation de l’homme avec des comportements déviants comme la désacralisation et le rejet de la famille, le mariage homosexuel et autres perversions du genre.

Au cours des législatives à Nara, Dioncounda Traoré, le Président de l’Adema, craignait que les femmes n’introduisent des lois scélérates à l’Assemblée sur les mêmes sujets. En leur lieu et place, c’est son président lui-même qui se charge de la sale besogne.


Mamadou Lamine Doumbia

07 novembre 2007.