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L’auteur écope de 3 ans de prison

L’acte, qualifié de pédophilie par le Code Pénal, est arrivé au mois de mars 2007 à Quinzambougou quand Abba Diarra, aveuglé par sa libido, voulait satisfaire ses désirs sexuels avec Fatoumata Camara, une petite fille, âgée de 4 ans au moment des faits.

En effet, le mercredi 21 mars 2007, Abba Diarra attira dans sa chambre trois (3) mineurs dont un garçon, Moussa et deux filles dénommées Aminata Diarra et Fatoumata Camara. Voulant se retrouver seul avec les fillettes, il trouva le subterfuge d’envoyer le garçonnet lui acheter des cigarettes. Ainsi, après s’être enduit la main de baume, il appliqua ce produit sur les cuisses et le vagin de Fatoumata Camara, qu’il fit coucher sur son lit.


Ne pouvant plus
supporter le poids de Abba Diarra, couché sur elle et les irritations provoquées par le baume au contact du vagin, Fatoumata Camara se mit alors à pleurer sous le regard impuissant de sa copine, Aminata Diarra. Il était 9 heures selon l’information fournie au magistrat instructeur.


Paniquée
par les pleurs et sanglots de la fillette qui se débattait pour pouvoir rentrer chez elle, Abba Diarra finit par la libérer et la laisser partir en compagnie de Aminata Diarra.


A l’enquête préliminaire
aussi bien qu’à l’information, Abba Diarra nia les faits jusque dans leur matérialité, expliquant n’avoir jamais connu la victime pour qui, il précise n’avoir aucune attirance charnelle en raison du très jeune âge de celle-ci.

Dans ses dénégations, Abba semble ignorer le témoignage de Aminata Diarra est concordant sur bien de détails avec les déclarations de la victime. Concordance qui se manifeste d’une part, au niveau de l’utilisation d’un baume avec lequel il enduisit les cuisses et le vagin de Fatoumata Camara et d’autre part, lorsqu’il se coucha sur elle en ayant préalablement retroussé son caleçon pour frotter son sexe ainsi mis à découvert.

Au vu de la loi, les faits ci-dessus décrits sont constitutifs du crime de pédophilie qui consiste en tout attouchement sexuel de quelque nature qu’il soit commis sur la personne d’un enfant de moins de treize (13) ans.

Ainsi,Abba Diarra a été renvoyé en Cour d’assises où il a comparu à l’audience du mercredi dernier présidée par M’Pèrè Diarra et au cours de laquelle le ministère public était tenu par Moussa Bakayoko, substitut général près la Cour d’Appel de Bamako.

Les débats ont surtout tourné autour de l’heure à laquelle Abba est parti au travail. Pendant que l’accusé parle de 7 heures, les témoins maintiennent 9 heures. L’autre point d’achoppement dans le dossier a été le point la non audition du petit Moussa qui aurait été envoyé pour acheter la cigarette.


A la lumière des débats
, la Cour, dans sa sagacité, a retenu Abba Diarra dans les liens de l’accusation avec le bénéfice des circonstances atténuantes. Il a été condamné à 3 ans d’emprisonnement ferme.

Abdoul Karim Maïga

L’indicateur Renouveau du 27 Mars 2009