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Enfin, nous touchons à un verbe que nous utilisons quotidiennement : le verbe “libérer”. Même si les deux sonnent différemment, on sait tout de même que libères est le présent du verbe libérer à la deuxième personne du singulier. Et un peu la première et la deuxième personnes du singulier aussi ! Sauf que ces deux dernières ne prennent pas “s” à la fin. Bienvenus dans la grammaire !

Libérer est l’action de mettre en liberté quelque chose ou quelqu’un. Cela peut être un animal en captivité, enfermé, attaché ou une personne limitée dans ses mouvements. Mais le mot peut être utilisé pour qualifier la manifestation d’une chose. Libérer ses sentiments, pensées, instincts par exemple. Cela est perceptible à travers le comportement de la personne. Mais ces différents sens ne collent pas avec ce que le mot donne dans notre contexte ici.

A présent, revenons à notre jargon du jour, “libères”. Il est le second mot donné par notre interlocuteur, Tchainan Tangara, qui nous a aussi appris le verbe bougouniser pour ceux qui ont lu nos articles précédents. Lui et ses amis l’utilisaient à l’IFM de Bougouni pour signaler une faute ou une erreur dans un phrase. C’était une manière simple, polie, pour dire à une personne que sa phrase contient une erreur. Il suffisait, donc, de dire “libères” pour que l’interlocuteur comprenne. Il se corrigeait aussitôt si la personne détecte la faute, l’erreur signalée. Dans le cas échéant, un de ses camarades peut l’aider à se corriger. Ainsi, ils apprenaient les uns des autres sans se frustrer. 

“ Libères, mon frère. Revenons sur la phrase précédente. »

Issa O Togola

@Afribone