Partager

La nomination de l’opposant et avocat Nicolas Tiangaye comme Premier ministre du gouvernement d’union nationale centrafricain tardait à être annoncée. « Je vais partir de suite pour Brazzaville. Je reviendrai demain (mardi) à Bangui avec Michel Djotodia », le chef de l’Alliance rebelle Séléka, a déclaré Me Tiangaye, désigné samedi par l’opposition démocratique comme son choix en tant que Premier ministre. Une partie de la délégation rebelle s’est rendue à Brazzaville après la signature vendredi de l’accord pour s’entretenir avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, qui dirige le comité de suivi. Les chefs militaires rebelles ont commencé à revenir sur le terrain, a affirmé le colonel Djouma Narkoyo, joint par téléphone satellitaire dans l’arrière pays. « Notre regard est fixé sur la formation du gouvernement. Nous sommes d’accord sur la nomination de Tiangaye et nous donnons une semaine pour voir si les accords (de Libreville) sont respectés », a-t-il averti. « A Libreville, il a été décidé que nous obtenions le ministère de la Défense. C’est obligatoire. Notre sécurité repose là-dessus », a-t-il précisé. Toutefois de sources diplomatique et rebelles, des dissensions sont apparues au sein de l’Alliance. Dès la signature de l’accord, certains avaient avoué à l’AFP « qu’on leur avait forcé la main ». « Djotodia a signé l’accord mais ceux qui étaient à Libreville n’étaient pas tous d’accord. Il faut voir maintenant s’il réussit à convaincre les commandants militaires sur le terrain », a ajouté une source rebelle a souligné sous couvert de l’anonymat. AFP