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Le Comité exécutif national (Céna) du parti pour le développement économique et la Solidarité (PDES) était face à la presse hier jeudi pour manifester son soutien au président de la République et aux forces armées face à la dégénérescence de la crise au nord. Les responsables et cadres du parti ont fait une contribution de 10 millions de F CFA.

La petite salle de conférence du siège du PDES sise à l’ACI 2000 a eu du mal à contenir les responsables du parti venus plus nombreux que les journalistes à cette conférence de presse. Le président Hamed Diané Séméga avait à ses côtés le secrétaire général Maharafa Traoré ministre de la Justice, le président d’honneur Hamed Sow, les vice-présidents le député Ousmane Bah, le PCA de la BHM Ndiaye Bah, l’ancien ministre du Commerce et de l’Industrie, Amadou Abdoulaye Diallo, le directeur national des Transports Djibril Tall, etc.

Hamed Diané Séméga a informé les journalistes que la présente conférence de presse initialement prévue le 11 février prochain a été avancée à ce jeudi 3 février pour coller à l’actualité tendue au septentrion de notre pays. Le président du PDES a fixé les règles du jeu en affirmant qu’aucune autre question ne sera abordée que celle se rapportant à la crise du nord. Selon lui, cette rencontre avec les médias entre dans le cadre d’une série de soutiens au chef de l’Etat et aux forces armées et de sécurité que son parti a planifiés. Il a expliqué que cette activité politique n’est pas comme les autres.

Selon lui, le PDES vise à faire connaître sa position sur la crise au nord qui met en mal la cohésion nationale et se tenir aux côtés du président ATT. Il en a appelé à tous les partis politiques pour sonner la mobilisation.
En terme de soutiens matériels, les membres du Céna du PDES et les cadres ont mis la main à la poche. Spontanément, ils ont mobilisé la somme de 10 millions de F CFA dans la journée du mercredi 2 février. Hamed Diané Séméga promet que c’est une première contribution et que le reste à est venir et invite l’ensemble des Maliens à faire acte de patriotisme.

Non à l’amalgame

« Notre pays est engagé dans un conflit qui lui a été imposé », a affirmé M. Séméga qui a demandé à observer une minute de silence à la mémoire de ceux qui sont tombés sur le champ d’honneur. Selon lui, « il faut dire non à l’amalgame, la noblesse de notre pays est sa diversité ethnique. La seule réponse à la tentative de déstabilisation de notre pays est son unité », a-t-il dit. « Il faut être débout, uni pour faire face à cette déstabilisation », a ajouté le président du PDES. Toujours selon lui, il faut cesser de faire l’amalgame en s’attaquant à tous ceux qui sont touaregs ou arabes. « Les intégrés de l’armée régulière sont 3 600 personnes dont seulement une centaine ont rejoint les rebelles », a indiqué le président du parti présidentiel, qui parle d’agression de notre pays sur des facettes multiples.

« La grande chance du Mali c’est d’avoir un président qui sait ce que c’est que la guerre. Si on connaît la guerre, on fait tout pour l’éviter. Au Mali, tout se discute, tout est ouvert. Dans ce contexte comme le nôtre pourquoi prendre les armes ? », s’est-il indigné. Et d’ajouter que l’engagement du président de la République, du gouvernement est qu’une goutte de sang malien ne soit versé par terre quelle que soit la couleur de la personne.
Comme ATT dans son adresse à la nation du mercredi soir où il qualifiait le comportement des assaillants de harcèlement, Hamed Diané Séméga a ressorti les mêmes propos.

Selon lui, les rebelles font du harcèlement et s’attaquent à 2 ou 3 villages au même moment où l’armée nationale veille sur plus de 33 000 villages. « Nous avons choisi la voie du dialogue et de la fermeté », a-t-il dit. Il s’est dit en outre pour la tenue régulière de l’élection présidentielle d’avril 2012 et la passation démocratique du pouvoir le 8 juin prochain. « Le 8 juin 2012, un nouveau président de la République sera investi à Koulouba. Il n’y aura pas d’intox, personne ne pourra prendre à défaut la vigilance du chef de l’Etat par rapport à cela », a indiqué M. Séméga qui croit au déroulement normal du processus électoral. « L’objectif du PDES est la défense de l’intégrité territoriale et de la cohésion nationale », a-t-il ajouté.

Abdrahamane Dicko

03 Février 2012