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Six Ivoiriens soupçonnés d’être impliqués dans l’attaque, lundi, d’un poste militaire dans l’Ouest ivoirien ont été arrêtés au Liberia et sont détenus dans une zone frontalière, a annoncé à la presse le ministre libérien de la Défense Brownie Samukai. Il a indiqué que les six Ivoiriens, tous des civils, n’avaient pas nié leur implication dans cette attaque qui a visé le poste de l’armée ivoirienne de Pekambly. « Nous avons la preuve que les dissidents sont venus du territoire ivoirien, précisément de la région forestière de Bloléquin », proche de Touleupleu (ouest de la Côte d’Ivoire), a-t-il affirmé. M. Samukai n’a pas souhaité fournir plus de détails sur les circonstances de leurs arrestations ni s’exprimer sur d’éventuels liens entre eux et des individus ou groupes au Liberia, indiquant que les investigations étaient en cours. Par ailleurs, sept autres Ivoiriens ayant fui au Liberia après l’assaut – cinq militaires, un policier et un civil – ont été placés en garde à vue dans le cadre des enquêtes ouvertes, a encore indiqué le ministre de la Défense. D’après le gouvernement ivoirien, l’attaque de Pekambly a été menée par des hommes venus du Liberia et a fait un blessé parmi les militaires ivoiriens. Il a accusé des « miliciens » favorables à l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et basés au Liberia d’avoir mené des opérations dans la zone par le passé. AFP