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Le camp de Nguagam qui accueille des réfugiés et des déplacés internes fuyant le groupe jihadiste nigérian Boko Haram dans le sud-est du Niger a été attaqué jeudi peu après le passage d’une importante délégation ministérielle. « Je n’ai pas de bilan pour l’instant », a affirmé Mohamed Bazoum, qui conduisait la délégation venue visiter les camps après l’attaque de Boko Haram le 3 juin dans la ville de Bosso qui a poussé plus de 50.000 personnes à fuir. Le camp qui accueillait des réfugiés et des déplacés internes a considérable- ment grossi ces dernier jours avec l’afflux de nouveaux déplacés. Le 3 juin, Boko Haram a lancé une offensive massive sur la ville de Bosso. Cette attaque est une des plus meurtrières menées par Boko Haram au Niger depuis que ce pays est officiellement entré en guerre contre ces insurgés en février 2015. Selon les autorités nigériennes, le bilan de l’attaque est de 26 morts « côté ami » (24 soldats nigériens et deux militaires nigérians) et de 55 morts du côté de Boko Haram. Trois mille soldats de l’armée tchadienne, la plus aguerrie de la sous-région, doivent lancer de façon imminente une contre-offensive contre Boko Haram dans la région, en coordination avec le Nigeria, le Niger et le Cameroun. Deux chasseurs tchadiens ont été positionnés sur l’aéroport de Diffa. AFP