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Vingt participants présumés à l’attaque de l’ambassade des États-Unis à Tunis ont nié avoir, suivant les cas, participé à la manifestation ou d’avoir attaqué l’ambassade et les policiers présents. Les avocats ont réclamé un non-lieu, estimant que la justice tunisienne se soumettait aux désirs de l’Occident. « Ces protestations s’inscrivaient dans une réaction spontanée dans tout le monde contre les atteintes à nos symboles sacrés », a déclaré devant le juge Me Slah Barakati. Une autre avocate a dénoncé des « aveux arrachés par la police sous la pression et les menaces ». Des centaines de manifestants avaient attaqué le 14 septembre 2012 l’ambassade américaine à Tunis pour dénoncer la diffusion sur internet d’un film islamophobe produit aux États-Unis. Des manifestations similaires avaient eu lieu dans de nombreux pays musulmans ce jour-là. Quatre assaillants avaient été tués et des dizaines de personnes blessés à Tunis. La représentation diplomatique et l’école américaine avaient été partiellement incendiées et saccagées. Selon le gouvernement, ces heurts avaient été organisés par Abou Iyadh, un vétéran d’Al-Qaïda en Afghanistan et le chef du principal mouvement salafiste jihadiste tunisien Ansar Asharia. Aucun des hauts responsables de cette organisation ne sont jugés dans cette affaire, alors qu’Abou Iyadh échappe à la police depuis huit mois. AFP