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Le groupe jihadiste Boko Haram a tué au moins 48 soldats jeudi dernier dans l’attaque d’une base militaire dans le nord-est du Nigeria, a appris l’AFP lundi de source militaire, un chiffre alourdissant le précédent bilan qui faisait état de 30 morts. « Pour l’instant, nous avons retrouvé les corps de 48 soldats », a témoigné, sous couvert d’anonymat, un militaire à Zari, base à la frontière avec le Niger, dans un contexte de forte recrudescence des attaques contre l’armée nigériane du groupe de l’Etat islamiste d’Afrique de l’Ouest (ISWAP). « Les corps de 31 soldats ont été retrouvés sur les lieux de l’attaque (l’un d’eux à succombé à ses blessures), et 17 autres ont été retrouvé hier (dimanche) par les équipes qui ont ratissé le district de Zari », a expliqué à l’AFP cet officier. Une autre source militaire contactée sur place fait état du même bilan, indiquant également que l’attaque a « blessé 20 soldats » en plus des 48 tués.
Samedi, plusieurs sources militaires avaient informé l’AFP de l’attaque à l’arme lourde d’une base militaire, située entre la frontière du Niger et le bassin du lac Tchad, zone de repli de la faction d’ISWAP. « Les insurgés sont arrivés en grand nombre dans des camions et transportaient des armes lourdes », a expliqué un officier. « Ils ont engagé des soldats dans une bataille qui a duré une heure. » « Leur force de frappe a été si puissante que les troupes ont été contraintes de se replier temporairement avant l’arrivée des renforts » terrestres et aériens.AFP