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Manipulation de l’ancien président Alpha Oumar Konaré ou volonté de rééditer l’exploit du 30 décembre 1990? En tout cas, subitement, des acteurs politiques se réclamant du Mouvement Démocratique des années 1990 se sont réveillés de leur sommeil pour commémorer le 10 janvier 1009, le 18ème anniversaire de la marche unitaire du 30 décembre 1990. Qu’est-ce qui se cache derrière les agissements soudains de ces acteurs du Mouvement Démocratique?

Le président de la République, M. Amadou Toumani Touré a affirmé face à la presse le 8 juin 2008, date anniversaire de sa prestation de serment, qu’il n’est pas concerné par un troisième mandat.

La commission Daba Diawara, chargée de rédiger les projets de textes portant révision de la constitution a également dit qu’il faut laisser comme tel l’article 30 de la loi fondamentale relatif au mandat du président de la République. Mais pourquoi donc l’évocation de l’année 2012 suscite des cris alarmistes venant des acteurs politiques qui ne pensent qu’à un éventuel positionnement d’ATT?

Des acteurs politiques ont perdu le sommeil

En tout cas cela provoque des remous et des rassissements dans les rangs de certaines formations politiques qui en font leur cheval de bataille. Pourquoi donc ATT et les élections présidentielles de 2012 font couper le sommeil à certaines personnes qui ont tout eu dans ce pays?

Ces gens n’arrivent pas à se tenir tranquille, ils écrivent courbe avec des lignes droites, et droit avec des lignes courbes. Ceux qui se croient les faiseurs de tout, n’arrivent même pas à diriger leur propre cercle familial. Ils ont d’autres choses à faire dans ce pays que de s’adonner à des pratiques honteuses et destructives.


D’après Goethe :
<<Nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre sans l’être>>. En effet, c’est pour dire que les détracteurs d’ATT sont des mauvais cuisiniers qui confondent éclairage et lumière. Diffuser des sarabandes d’idées confuses et des propres incendiaires, le tout enveloppé dans le mensonge et la calomnie. Le parcours le plus difficile pour ATT, était de conduire la transition de 1992 à bon escient, de laisser le pouvoir au peuple, et de revenir aujourd’hui conquérir la Magistrature Suprême par la voie des urnes.

Il a eu la confiance de ce peuple qui a fait son procès de la transition et a accueilli sa candidature avec bonheur en 2002 et en 2007. Cette marque de confiance ne s’achète pas, ne se négocie pas, mais se mérite. Il y a lieu de s’interroger où se trouve les démocrates sincères et convaincus?


Le mouvement citoyen pour un troisième mandat a ATT?

Le temps de 2012 viendra, cela aussi est une autre pair de manches. Il faut donc mettre la charrue avant le boeuf? Pourquoi être paniqué, si le peuple souverain sollicite ATT? Ses partisans du Mouvement Citoyen pensent que le Mali gagne depuis 2002 par ses multiples investissements, ses grands chantiers, ses lueurs d’espoir grâce au Programme de Développement Economique et Social (PDES) qui embrasse tous les axes de développement, qui va parachever les 10 ans d’une ambition pour le Mali à l’horizon 2012.

En tout cas, les faits sont indéniablement palpables et crèvent les yeux. Le décollage économique est amorcé et réel. Le peuple n’est pas dupe, on note des satisfactions dans tous les domaines. On ne change pas une équipe ou un cheval qui gagne pour paraphraser les sportifs. Mais très souvent, des gens qui s’éloignent du progrès social, des individus qui sont en rupture avec les vraies aspirations du peuple, n’en ont cure.

Ils veulent plutôt chercher à dompter le peuple par leur fanfaronnade et leur malice. Pour rien au monde, ATT ne doit être le centre de gravité de ces personnes. Un proverbe dit que l’arbre que la tempête va abattre, ne voit pas l’orage qui se prépare de loin.

Selon nos sources, le Mouvement Citoyen et l’AMAS, plus que jamais unis et solidaires, et comme un seul, à sa tête Ahmed Diane Sémega et la jeunesse du Mouvement Citoyen pilotée par l’infatigable Amadou Koïta sauront donner les réponses adéquates aux différentes questions.

Les défis

Les vrais défis pour ce pays, la vraie guerre est celle du développement et non de la perte de temps. Il faut rendre un vibrant hommage aux martyrs qui dorment à Niaréla. Gloire à ces dignes fils et patriotes tombés sur le chemin de la démocratie. Alors inutile de se cacher derrière les apparences pour donner une fausse impression au peuple, histoire de se faire aimer et être accepté. En toute état de cause, le peuple malien est suffisamment mûr et a une parfaite connaissance des uns et des autres.

Le siège de l’ADEMA a servi de cadre pour les réunions préparatifs de la date anniversaire du 30 décembre 1990. L’ancien président de l’Assemblée Nationale, le Pr Ali Nouhoum Diallo a présidé ses réunions préparatoires.

Ce n’était pas le fait du hasard quand il est devenu le modérateur des débats du 10 janvier dernier au Centre International de Conférences de Bamako.

Daba Balla KEITA

13 Janvier 2009