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Organisé par AfricAso (une organisation africaine fédératrice des réseaux d’ONG des organisations communautaires de base, des groupes de personnes vivant avec le VIH/Sida et d’autres communautés locales actives dans la réponse contre le VIH/Sida), en collaboration avec AWARE HIV-AIDS, cet atelier a pour objectifs de transférer des connaissances et des capacités sur le concept des trois principes et liens avec la mise en oeuvre de la déclaration d’engagement de la session spéciale de l’Assemblée générale des Nations Unies (l’UNGASS); de partager et adopter des indicateurs et outils de suivi, d’analyse et de plaidoyer au niveau pays; d’adopter un plan d’action pour le suivi du processus au niveau pays et régional et de préparer le forum régional sur le partenariat (ICASA 2005-Abuja).

Cet atelier qui est une occasion de réflexion et de formation pour des leaders des réseaux de la société civile et des mouvements communautaires dans l’espace africain de l’Ouest et du centre en vue d’une meilleure compréhension des nouveaux mécanismes de coordination de la réponse dans le cadre des “trois principes” et d’une implication réelle de la société civile à ces différents niveaux; va permettre aux participants d’échanger entre autres sur les trois principes directeurs à savoir : un « cadre d’action contre le VIH/Sida dans lequel intégrer la coordination des activités de tous les partenaires », un « organisme national de coordination de la lutte contre le Sida à représentation large et multisectorielle »et un « système de suivi et d’évaluation à l’échelon pays »; la situation de la société civile, en lien avec les trois principes directeurs; l’élaboration des lignes directrices génériques pour l’implication de la société civile dans l’application des trois principes directeurs.

A la cérémonie d’ouverture de cet atelier qui va durer 3 jours (du 10 au 12 août 2005), le Directeur exécutif de Africa so Dr Cheick Tidiane Tall, après avoir souhaité la bienvenue aux participants, a rappelé que l’épidémie du VIH/Sida, à cause de son ampleur dépassant toutes prévisions, ses impacts de toutes natures, pose de grands défis à tous les peuples du monde comme la rupture de la chaîne de transmission du VIH, l’accès généralisé aux soins et au traitement et la réduction de ses impacts aux plans social et économique.Pour être relevés, selon lui, ces défis exigent une synergie d’actions cohérentes et bien coordonnées et des initiatives novatrices et porteuses. Pour lui, c’est dans ce cadre que se situe le concept des « Three Ones ».

Il a par ailleurs appelé l’ensemble des organisations communautaires présentes à cette rencontre de se joindre à la campagne de plaidoyer et de lobbying international pour mobiliser davantage de ressources pour le fonds mondial; rappeler aux pays riches et tous les donateurs que le VIH/Sida est une autre tsunami, permanente en Afrique subsaharienne depuis plusieurs années et demander au président de la République du Mali et à son gouvernement, d’être leur porte-parole auprès des gouvernements des pays riches et de soutenir leur campagne de plaidoyer pour plus de ressources pour le fonds mondial.

Le secrétaire exécutif du haut conseil national de lutte contre le sida M. Malick Sène, a souligné que la pandémie du VIH/Sida est la plus grande menace pour la survie de l‘espace humain et un des plus grands handicaps et défis pour le développement économique, social, culturel et sécuritaire des pays africains. Selon lui, le Mali est en train de se doter des moyens importants et stratégiques de lutte contre le VIH/Sida. Avant de préciser que ces moyens ne feront pas la différence si les hommes chargés de les animer ne s’y mettent pas ou n’y croient pas.

Pour lui, aucun fonds, aucun programme, aucune assistance étrangère ne peut et ne pourrait se battre à notre place ou se substituer à l’effort national. C’est dans ce cadre, selon lui, que se situe l’importance de cet atelier de développement du partenariat et du renforcement des capacités de la société civile des pays. Il a remercié tous les bailleurs de fonds et les organisations internationales, pour l’appui combien précieux, qu’ils ne cessent de donner aux pays africains, et il les exhorte à continuer car le chemin à la victoire finale pourrait être long.

Et a souligné que la société civile doit s’engager et faire valoir ses droits, ses avantages comparatifs par rapport aux autres secteurs, notamment ses avantages de proximité dans la gestion du malade, ses avantages de liberté vis-à-vis des autres secteurs, ses avantages de possibilité de dénonciation des abus et de la malversation, des travers de la société, ses avantages de faiseurs de rois et de thermomètres de la démocratie dans la lutte. Avant de préciser que cet atelier va permettre d’accélérer la marche vers une riposte mondiale appropriée contre le VIH/Sida.

Signalons que cette cérémonie d’ouverture a enregistré la présence du président du groupe Thématique du Mali, du représentant de AWARE HIV/AIDS, de la directrice de ONUSIDA RST/AOC.

Dado CAMARA

11 août 2005