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Prennent part à la réunion de l’UPADD : CNID-FYT (Mali), MNSD Nassara (Niger), CAR (Togo), NCCR MAGEUZI (Tanzanie), DP-Democratic Party (Ouganda), PN/Ensemble (Bénin), UNIR/MS et CDP (Burkina Faso), BDP (Bostwna), DTA (Namibie), UNIRA (Angola), IPND (Zambie) et IFP (Afrique du Nord).
Le dialogue de Windhoek est une initiative du Groupe des partis populaires européens (PPE-DE) lancée en mars 1996 à Windhoek en Namibie.

L’idée soutenant le Dialogue de Windhoek était de développer un réseau pour la coopération non seulement entre le groupe PPE-DE et ses partenaires africains, mais également au sein même des partis politiques africains. Ainsi, il s’agissait de créer une tribune où les partis africains et les membres du Groupe PPE-DE au parlement européen, animés des mêmes sentiments, pourraient se rencontrer et échanger leurs idées et leurs expériences en matière de développement démocratique et de coopération.

Dans un exposé liminaire Michael Gahler, député au parlement européen, vice-président de l’assemblée parlementaire paritaire ACP-UE responsable du Dialogue de Windhoek, Hon Paul SSEMOGERERE président de l’UPADD et Président du DP de l’Ouganda et Mme Maria Martens, Député au parlement européen, coordinatrice du groupe du PPE-DE à l’assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, ont campé le décor de la rencontre en présentant le groupe PPE-DE, l’UPADD, les valeurs communes et les objectifs recherchés ensemble.

La déclaration de Windhoek précise le respect de la loi, de la dignité humaine, des droits de l’homme et de la liberté, la démocratie et le multipartisme ainsi qu’un gouvernement prévoyant des élections régulières, libres honnêtes et un système politique fondé sur les principes tels que la subsidiarité, l’autonomie locale et régionale, la solidarité et la responsabilité, une économie de marché comportant des orientations sociales et de respect de l’environnement.

Dans son intervention, le Président du CNID Faso-Yiriwa Ton, Me Mountaga Tall a, au nom de l’ensemble des militantes et militants du parti, salué la tenue de cet atelier en terre africaine du Mali. Il s’est dit fier d’accueillir un tel évènement d’envergure nationale et qu’au-delà du Mali, le CNID dont le coeur est largement ouvert, est heureux de recevoir les participants et d’être avec eux.

Me Mountaga place un espoir certain à cet atelier qui, a-t-il fait savoir, <>.

Le ministre de l’Artisanat et du Tourisme N’Diaye Bâh a salué également la tenue de l’atelier un an après la rencontre de Bruxelles et qui constitue à ses yeux un espace de dialogue politique et idéologique entre les partis politiques frères du Nord et du Sud. Le secrétaire général du CNID a indiqué à l’ouverture de l’atelier que le dialogue de Windhoek vient au moment opportun. Selon lui, nos partis politiques ne sont pas suffisamment aguerris sur le champ de bataille de la conquête du pouvoir.

« L’analphabétisme, le faible niveau d’instruction des masses électorales, le désenchantement précoce des populations à l’égard de la chose politique interpellent plus que jamais la conscience politique internationale>> a-t-il fait savoir. C’est pourquoi il a préconisé le dialogue pour aboutir au bonheur et à la stabilité politique à l’intérieur de nos Etats.

En sa qualité de ministre de l’Artisanat et du Tourisme, il a saisi cette opportunité pour dresser la carte postale de notre pays. Le Mali, selon lui, est un carrefour de civilisation, un pays riche de sa culture, mais aussi de sa diversité géographique.
Avant de procéder à l’ouverture officielle de l’atelier, N’Diaye Bâh a tenu à indiquer aux membres du PPE-DE et de l’UPADD que le peuple du Mali est un peuple ouvert et tolérant. « C’est ce qui explique sa stabilité politique », a-t-il conclu.

Tiémoko TRAORÉ

18 avril 2005