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Les partis politiques membres du CMDID, au nombre de 52, disent oui à la création de l’Agence générale des élections proposée par Daba Diawara en lieu et place de la CENI. Toutefois, ils posent huit conditions au nombre desquelles l’autonomie financière, l’extension de sa mission à toutes autres élections politiques et socioprofessionnelles, sa mise en place au plus tard 18 mois avant les prochaines élections générales. Last but not least, ils demandent que l’Agence procède à la proclamation des résultats de toutes les élections. En d’autres termes, il s’agit de faire en sorte que l’Agence générale des élections soit une institution efficace, indépendante et maîtresse de tout le processus électoral.

A travers une rencontre avec la presse, les responsables de la Fondation, en l’occurrence le Pr Oumar Kanouté, Président du CA et Augustin Cissé, le directeur exécutif, ont voulu partager les résultats et les conclusions de l’atelier d’échanges interpartis sur l’Agence générale des élections (AGE) proposée par la mission de réflexion pour la consolidation de la consolidation de la démocratie au Mali. Un atelier qui a réuni les représentants les 52 partis politiques membres de la Fondation CMDID dont les grosses pointures de l’échiquier politique comme l’Adema Pasj, l’Urd, le Rpm, le Cnid, le Parena, le Mpr, Sadi, Cds, Pdr, Fama, Ramat,etc.

A l’issue de l’atelier, plusieurs recommandations, qui ont valeur de conditions, ont été formulées, visant à faire de la future AGE, une institution efficace, indépendante et véritablement maîtresse de tout le processus électoral. En effet, les 52 partis politiques membres de la Fondation Centre malien pour le dialogue inter-partis et la démocratie souhaitent que les plus hautes autorités tiennent compte de plusieurs points concernant la future autorité électorale. Le premier de ces recommandations porte sur le budget de l’organisme.

A cet effet, les partis souhaitent que  » l’AGE arrête son budget qui est inscrit au budget de l’Etat  » et une fois adopté que ce  » budget soit directement mis sur le compte de l’Agence « . Ce qui signifie, ni plus ni moins que l’Age devra bénéficier d’une autonomie financière. En plus, les partis ont émis le vœu que  » la désignation des membres de l’Agence se fasse selon les critères de compétence, d’intégrité, d’expérience indépendamment de leur appartenance à une structure politique ou associative « .

Quant à la direction de cet organisme, les partis recommandent qu’il  » soit dirigée par un directeur général secondé par un directeur adjoint dont les mandats sont de six ans, renouvelables une fois « . De même, l’AGE aura le privilège de  » procèder à la proclamation définitive des résultats de toutes les élections  » et que  » sa mission d’organisation des élections puisse s’étendre à toutes autres élections politiques et socioprofessionnelles « .

Comprenez par les élections socioprofessionnelles, tous les scrutins qui concernent la CCIM, le Conseil malien des chargeurs, la chambre des mines, les chambres des métiers, les chambres d’agriculture, le Conseil Economique et Social, etc.

En outre, les partis politiques ont insisté à ce que les avant projets de textes élaborés par le CARI fassent l’objet de débats de société avant leur adoption en conseil des ministres. Aussi, ont-ils souhaité que l’Agence institue un cadre de concertation permanent avec les partis politiques et la société civile. Enfin, pour que l’Agence puisse effectuer son travail convenablement et efficacement, les partis préconisent qu’elle «  soit mise en place au plus tard 18 mois avant les prochaines élections générales « .

Notons que, pour formuler ces orientations, la fondation CMDID a entrepris une mission qui s’est rendue au Ghana, pour s’inspirer de l’expérience de la commission électorale de ce pays et faire une analyse comparée avec l’agence proposée par le CARI.

Mamadou Lamine DEMBELE

15 Juin 2010