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La salle de conférences du PDRHE à Faladiè abrite depuis hier un atelier de partage d’expériences entre les cités consensuelles des droits humains du Mali.

La cérémonie d’ouverture était placée sous le patronage du Secrétaire Général du ministère de la Justice Garde, des Sceaux M. Badou Traoré avec à ses côtés le président du Conseil d’Administration du PDRHE M. Adama Samassékou et le représentant de l’UNESCO M. Ali N’Dao.

M. Adama Samassékou

Dans son allocution de bienvenue, le président du conseil d’administration indiquera que l’originalité du mouvement réside dans son approche à savoir “cités consensuelles des Droits humains”. Pour lui, ces cités sont des communautés urbaines ou rurales où chaque citoyen est engagé dans l’apprentissage des droits humains pour mieux les connaître, et pour que chacun puisse en jouir pour lui-même tout en se faisant le devoir d’en garantir la jouissance pour tous.

Cette approche, a-t-il ajouté, permettra de susciter l’émergence d’une nouvelle citoyenneté dans la commune par l’apprentissage et l’exercice des droits humains, en particulier les droits humains fondamentaux à l’alimentation, à la santé, à l’éducation, à un habitat décent et un environnement sain, à un travail rémunéré, à la sécurité et à la participation citoyenne à la vie de la cité.

Aux dires de M. Adama Samassékou, au moment où la communauté internationale célèbre le soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, les animateurs du Mouvement demeurent convaincus que l’approche CCDH reste un moyen privilégié pour la promotion des droits humains. Il a souhaité que le ministre de la Justice reconnaisse le PDHRE comme une structure d’utilité publique.

Pour lui le présent atelier s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des gestionnaires des programmes cités consensuelles des droits humains à mener avec plus d’efficacité d’efficience leur travail de terrain. Il a salué et remercié le ministre de la Justice ainsi que les partenaires techniques et financiers dont les Agences du système des Nations Unies et leurs structures d’exécution.


Autres interventions

A sont tour, le chargé de programme sciences humaines et sociales représentant le Directeur du bureau multi-pays de l’UNESCO au Mali M. Ali N’Dao dira que le PDRHE est un partenaire clé pour les relations avec la société. Car, a-t-il affirmé, dans un pays à moitié analphabète, il n’est pas facile de faire comprendre les droits humains. Il a réitéré le soutien de l’UNESCO au ministère de la Justice ainsi qu’au PDRHE.

Le représentant du ministre de la Justice M. Badou Traoré, Secrétaire Général indiquera que l’une des attributions de son département est la promotion et la protection des droits humains. Il s’est réjoui de l’initiative du mouvement des peuples pour l’éducation aux droits humains de promouvoir partout au Mali son approche originale qu’est la cité consensuelle des droits humains.

Pour lui, il s’agit d’une approche qui rassemble des actions aux intérêts souvent divergents d’une même collectivité humaine, visant à organiser le “vivre ensemble” sur la base des droits humains, faisant partie des quatre lignes d’actions adoptées dans le rapport 2002 du ministère de la Justice portant “Etat des lieux des droits humains au Mali”.

A ses dires, le ministère de la Justice accompagne le PDRHE à travers le Projet d’Appui à la Promotion et à la Protection des Droits Humains (APPDH) puis avec le programme conjoint gouvernement-agences des Nations Unies au Mali d’appui à la promotion des droits humains et du genre (PCDHG) lancé le 20 novembre dernier.

Il dira que c’est dans ce cadre qu’il convient de situer le PCDHG 2008-2012 dont le 1er résultat attendu est : “Les droits humains au Mali sont mieux connus et respectés, au bénéfice de la gouvernance démocratique et de l’Etat de droit”. C’est sur ces mots que le représentant du ministre de la Justice, Garde des Sceaux a déclaré ouvert l’atelier de partage d’expériences entre les cités consensuelles des droits humains au Mali.

Signalons que les participants à cet atelier sont venus des 9 cités consensuelles des communes urbaines de Kayes, Kita, Kati, Sikasso, Tombouctou, Gao, de la Commune V du District de Bamako et des communes rurales de Konna et Bara Sara (Mopti).

Il vise ainsi à partager les expériences en matière de réalisation de programmes cités consensuelles des droits humains à travers des exposés et débats, de discuter des défis majeurs et des opportunités pour l’effectivité des programmes CCDH et de planifier les actions de 2009. L’atelier s’étendra sur 3 jours.


B.S

23 Décembre 2008