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Dans le cadre de la 14e édition du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion placée sous le thème «la solidarité pour plus de justice sociale», le Foyer du Camp de la Garde nationale du Mali a abrité le vendredi 24 octobre 2008, une conférence-débats portant sur l’assurance maladie volontaire de la Mutualité malienne ou la santé pour tous à moindre coût.

La cérémonie d’ouverture de cette conférence-débats était placée sous l’égide du colonel Daouda Sogoba, chef d’Etat-major adjoint de la Garde nationale du Mali. C’était en présence de M. Bakary Togola, président de l’APCAM et parrain de la quatrième semaine du mois de la quatrième semaine du mois de la solidarité ; du lieutenant Ibréhima Konaté, président de la mutuelle de la Garde nationale et de M. Aliou Ouattara, chef de division Promotion de la mutuelle à la direction nationale de la protection sociale et de l’économie solidaire.

Dans son exposé liminaire, le conférencier, M. Issa Sissouma, directeur technique de la Mutualité malienne, a souligné qu’il est plus qu’urgent que les Gardes du Mali maîtrisent les avantages liés à l’assurance maladie volontaire des mutuelles de santé. Il a tout d’abord relevé que les mutuelles de la santé sont des regroupements à but non lucratif, qui essentiellement, au moyen des cotisations de leurs membres, se proposent de mettre, dans l’intérêt de ceux-ci et de leurs familles respectives, une action de prévoyance, de solidarité et d’entraide.

Les mutuelles interviennent dans le domaine des risques sociaux et elles couvrent plusieurs événements liés à la vie des hommes en société. Dans un pays pauvre comme le Mali où la question de la bonne couverture sanitaire se pose avec acuité, ces mutuelles peuvent venir en complément aux efforts de l’Etat.

En ce sens, il est nécessaire d’améliorer l’accès aux soins à tous les niveaux de la pyramide sanitaire. Pour lever les diverses barrières qui empêchent les personnes malades de bénéficier de médicaments et de services de qualité, le développement de l’assurance maladie volontaire dans le cadre d’organisations mutualistes constitue l’une des pistes les plus prometteuses, en termes de coût de fonctionnement et d’implication de la société civile dans la gestion du secteur de la santé.

Rappelons que c’est à la suite des événements de 1991 que le développement de la mutualité au Mali a été perçu comme une priorité. C’est pourquoi des actes ont été posés dans ce sens. L’adoption de la loi en 1996 a fait du Mali, le seul pays en Afrique subsaharienne francophone à disposer d’une législation spécifique sur les mutuelles.

Mais aujourd’hui encore, des efforts restent à faire pour que les populations s’approprient largement cette notion d’assurance maladie volontaire et qu’elles s’affilient massivement à l’Union Technique des Mutuelles (UTM) qui est l’organe chargé de réguler et de coordonner les adhésions et les cotisations des adhérents.

Les débats qui ont suivi l’exposé de M. Issa Sissouma ont permis de mieux éclairer les participants sur l’assurance maladie volontaire.

Bruno

28 Octobre 2008