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La lutte contre la pauvreté demeure l’une des préoccupations des plus hautes autorités du Mali. Il existe trois sortes de pauvreté. Il s’agit de la pauvreté des conditions de vie caractérisée par le faible accès des populations à l’eau, à l’éducation, à la santé et au logement, la pauvreté monétaire caractérisée par une faiblesse des ressources et revenus et la pauvreté de potentialités liées au faible accès à la terre, aux équipements, au crédit et à l’emploi.

Au Mali, la pauvreté demeure généralisée en milieu rural avec 73% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté. Les stratégies nationales de réduction de la pauvreté du Mali ont permis de réduire la pauvreté de 68,3% en 2001 à 59,2% en 2005.

En dépit de ces résultats, le Mali reste l’un des pays les plus pauvres du monde d’après l’index de développement humain du programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) de 2006, où il est classé 175ème sur les 177 pays.

L’Association dénommée USA-Mali Charitable « UMACA » qui est une initiative de Mme Assétou Sy, une Malienne vivant depuis vingt ans aux Etats-Unis, veut mettre sa pierre dans la lutte contre la pauvreté au Mali. Son credo, c’est l’autosuffisance alimentaire.

C’est dans ce cadre qu’elle est à Bamako en vue de s’enquérir des conditions dans lesquelles les paysans travaillent. Pour ce faire, Mme Assétou Sy et certains membres de l’association s’étaient rendus, le samedi 24 novembre, dans deux villages. Il s’agit de Dialakoroba et Hérémakono.

Les difficultés auxquelles les populations des deux villages sont confrontés ont pour noms : le manque d’eau et d’engrais. « A Dialakoroba, nous sommes confrontés au manque d’eau. Sinon, nous avons des terres cultivables. Avec ce problème d’eau, nos femmes sont très fatiguées. Nous vous demandons de nous aider afin de trouver des solutions idoines à ce problème. Sinon, s’il y a l’eau, nous avons suffisamment de terres pour assurer l’autosuffisance alimentaire au Mali » a déclaré le Chef de village de Dialakoroba.

La présidente de l’UMACA, Mme Sy Assétou est convaincue que « l’autosuffisance alimentaire peut-être un moyen pour éradiquer la pauvreté puisque le Mali dispose de tous les atouts nécessaires ».

« La particularité de notre association, c’est que nous avons des bonnes volontés aux Etats-Unis qui sont prêtes à aider le Mali. Il s’agit de Mr Bran Keven et son épouse Jessika. Elles ne veulent pas passer par le Gouvernement, mais par notre association. Cela pour que les résultats du travail soient visibles et pour le bonheur des populations. Notre ambition, c’est de contribuer à la diminution des prix des céréales. Si le sac de riz est de 30 000 FCFA, nous allons faire en sorte qu’il puisse se vendre à 17 000 FCFA » a déclaré Mme Assétou Sy.

En tout cas, le Mali est un pays à fortes potentialités hydro agricoles et sylvo pastorales mais, il n’est pas à l’abri d’une insécurité alimentaire, a regretté Mme Assétou Sy. L’Association UMACA veut également intervenir dans d’autres domaines comme l’éducation.


Alou B HAIDARA

29 novembre 2007.