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Pour une expulsion, la France dépense à peu près 20 000 euros, soit 400 millions d’euros pour les 20 000 expulsés programmés par an. Pour que cette manne du contribuable serve à autre chose, une association, « Les élèves du soleil », a vu le jour en France. Il ambitionne de développer réellement les pays de départ des immigrés.

L’association « Les élèves du Soleil » est l’initiative d’un groupe : Anne-Corinne Choque, présidente et concepteur de produits en médecine esthétique et chirurgie esthétique, Yéra Coulibaly, vice-président, technicien Télécom réseaux sécurité (Malien d’origine, naturalisé français et résidant en France), Marcus Gilbert Bangoura, bio-écologiste, représentant de l’Association pour la Guinée-Conakry, Antoine Precos, secrétaire général et informaticien, Amadou Ly, trésorier et étudiant. L’association a dépêché à Bamako une mission comprenant la présidente et le vice-président pour rencontrer les autorités.

« La vocation de notre association est de construire, dans les villages en zone rurale isolée, des écoles et leurs dispositifs de production autonome d’électricité associés afin de les équiper de moyens d’éducation permettant ainsi l’accès au savoir, aux loisirs, au développement intellectuel, à la culture et enfin à l’information », affirme Anne-Corinne Choque.

« Notre projet, poursuit-elle, s’inscrit dans une politique de limitation de l’immigration des populations des pays pauvres vers des pays riches afin de faciliter un retour au pays de ces mêmes personnes avec un programme éducatif favorisant le développement social, économique et technique du pays ».

Pour « Les élèves du soleil, « l’éducation est un des piliers fondamentaux du développement humain et social. Pour un homme ou une femme qui ne sait ni lire, ni compter, ni écrire, c’est son statut de citoyen qui est amputé, un enfant qui ne va pas à l’école, c’est l’avenir du monde qui se trouve en danger ».

Ce travail se fera, selon eux, à travers « la formation d’enseignants et le transfert des connaissances et de la maîtrise des technologies passent par l’outil éducatif mis en place au service de tous ». Pour ce faire, un dispositif de production autonome d’énergie photovoltaïque sera mis en place, permettant de générer des activités à même de faire vivre matériellement les contrées concernées.

Le projet formera des agents responsables de l’entretien, de l’usage et de la gestion des installations (tenue d’un cahier journalier d’exploitation) ; passera des contrats d’entretien des équipements avec une entreprise locale spécialisée et mettra sur pied un comité de gestion et de suivi des installations.

Dans le cadre de ses ambitions, l’association « Les élèves du Soleil » créée conformément aux dispositions législatives françaises sur les associations, en accord et collaboration étroite avec les gouvernements guinéen et malien pour un départ, a réalisé des programmes vidéo préenregistrés à destination des populations rurales isolées qui peuvent être diffusés ou transmis par la télévision par satellite ou sur support multimédia de type CD ou DVD.

L’association qui a la bénédiction du président français Nicolas Sarkozy (celui-ci leur a adressé une lettre d’encouragement), doit se rendre en Guinée après le Mali, à l’invitation du secrétaire général du gouvernement. « Notre objectif est l’Afrique Sub Saharienne », ajoute M. Yéra Coulibaly, le vice-président.

Alexis Kalambry

21 avril 2008.