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La Maison de la Presse de Bamako a abrité une rencontre d’information le dimanche dernier dans la matinée. Organisée par les membres de cette jeune association “Les Amis de Johan Sutton”, cette rencontre fut aussi l’occasion du lancement officiel de cette association.

Longtemps considérés comme les yeux, les oreilles et les bouches du monde, ces messieurs et dames sont l’objet de persécussions et de repressions de certains dirigeants seulement parce qu’ils tentent de pratiquer leur métier comme cela se doit.

QUI ETAIT JOHAN SUTTON?

Ainsi, à travers le monde, chaque année les journalistes sont soit enfermés, enlevés ou tués dans l’exercice de leur fonction qui ne visait qu’à informer, relater certaines réalités.

C’est précisément dans ce contexte que Johan Sutton, correspondante de Radio France Internationale (RFI) en Afghanistan a été froidement et sciemment abattue le 11 novembre 2001 en pleine couverture de la guerre.

LE PARCOURS DE JOHAN SUTTON

Née à Casablanca le 1er décembre 2006, Johan Sutton était diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille en 1990. Elle entre à RFI au service économique au moment de la guerre du Golfe.

Elle fut nommée correspondante à Londres en août 1996. De retour à Paris en août 1997, elle entre au service reportage et fut aussitôt envoyée à Londres couvrir la mort de Lady Diana.

Journaliste de terrain, elle demande en mars 2000 à être remplacée à la tête du service pour se consacrer totalement au reportage et au journalisme d’investigation.

Elle a notamment couvert le procès ELF, le passage de l’Ouragan Mitch en Amérique Centrale, la guerre en Macédoine et au Kosovo et à de nombreuses reprises le conflit au Proche-Orient.

Dans son intervention, la secrétaire générale de l’Association, Mlle Korotoumou Niang nous dira : “ses parents, amis et collaborateurs doivent être soutenus moralement afin de leur permettre de considérer cette perte comme une fierté mais non pas un regret.

Son expérience et son courage doivent être enseignés aux plus jeunes afin d’aider à valoriser le métier de journaliste en général et de reporter en particulier.
C’est cette conviction qui a amené à créer cette association à son nom.

Quant à Mme Sega Diabaté, chargée à la communication, elle nous parlera de la qualité de la dame et de son humanitarisme.

Mlle Alimata Diallo, chargée de l’organisation de l’association affirmera : “Je suis très fière d’être membre de cette association qui veut perpétuer la mémoire d’une personnalité qui a consacré sa vie à éclairer la lanterne du monde par rapport à certaines réalités du monde”.

Par la suite, c’est Alexis Kalambiry qui a parlé de la place d’un journaliste dans la couverture d’un conflit.

Moussa KONDO (Stagiaire)

13 novembre 2007.