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Le président Assimi Goïta a échappé, ce mardi 20 juillet, à une tentative d’assassinat lors de la prière de l’Aïd el Adha, à la Grande mosquée de Bamako. Un jeune homme à l’aide d’un couteau a tenté de poignarder le président Colonel Assimi GOITA. Quelques minutes après la tentative d’assassinat, le président de la transition est apparu à la télévision nationale.

« Tout va bien. Vous-même, vous voyez tout va bien », a dit le président Assimi GOITA répondant au journaliste qui avait posé la question de savoir s’il n’avait pas été touché. «Quand on est leader, quand on commande des gens, il y a toujours des mécontents, des gens qui peuvent à tout moment vouloir tenter des choses pour déstabiliser », a expliqué le Colonel Assimi Goita.

« C’est une action isolée, ça été maitrisée », a ajouté le président. « Je voulais rassurer l’opinion nationale et internationale que je vais très bien et aucun élément n’a été blessé », a indiqué l’homme fort de Koulouba. Témoin direct de l’évènement, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, était sur le plateau de la télévision nationale, ce mardi soir, pour donner une version différente de « celles des réseaux sociaux ».

« J’étais aux côtés du président de la transition, l’imam s’était retiré et il y a eu un moment d’inattention, lorsqu’un homme a surgi avec un couteau, manifestement mal intentionné. Le président de la transition, vous savez, c’est un officier des forces spéciales, cet instinct a permis d’empêcher l’agresseur d’atteindre son objectif qui était d’atteindre le président au cou avec un couteau », a raconté Choguel aux téléspectateurs de l’ORTM. « Ce qui était préparé était un drame », a ajouté le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga.

Des zones d’ombre

Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a redouté la version des réseaux sociaux. Quelques instants pourtant après la tentative d’agression, des voix se sont élevées contre la version officielle. Dans un post, l’analyste politique Mohamed Ag Assory trouve qu’il y a des « zones d’ombre et les questions sans réponses », dans cette affaire.

« Quand le Président se déplace, il y a au moins trois cordons de sécurité dont deux sont mobiles. En général, quand le président sort, personne ne bouge jusqu’à ce qu’il ne quitte l’endroit en question. Comment les assaillants ont-ils pu aussi facilement déjouer les rideaux de la sécurité présidentielle ? », s’interroge l’analyse Mohamed Ag Assory.

A Koulouba, 24 heures après la tentative d’assassinat, le service de communication du palais présidentiel s’en tient à son communiqué laconique qui assurait que les «investigations sont en cours ».

Mamadou TOGOLA/maliweb.net