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La session ordinaire du mois d’avril tend vers sa fin. Sauf une convocation en session extraordinaire, ce qui n’est d’ailleurs pas envisageable, c’est le lundi 30 juin que la clôture de ladite session doit intervenir.

En attenant, trois membres du gouvernement sont interpellés par les députés ce matin pour des séances de questions orales. Il s’agit des ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, M. Ahmadou Abdoulaye Diallo, de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, Mme Sidibé Aminata Diallo et enfin de l’Agriculture, M. Tiémoko Sangaré.

Si pour les deux derniers cités, rien n’a infiltré par rapport à l’objet de leur interpellation, par contre, pour ce qui est du premier, c’est-à-dire Ahmadou Abdoulaye Diallo est appelé à se prononcer sur la gestion des huileries qui poussent actuellement comme des champignons un peu partout au Mali. L’auteur de cette interpellation, selon nos sources, n’est autre que le député Oumar Mariko, avocat-défenseur des causes difficiles.


Des questions orales

C’est l’article 90 du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale qui organise les séances de questions orales ou d’interpellation d’un membre du gouvernement par un député. En effet, l’article 90 chapitre II stipule que “tout député qui désire poser aux membres du gouvernement des questions orales doit remettre celles-ci par écrit au président de l’Assemblée Nationale qui les communique à leur destinataire.

Les questions orales sont inscrites sur un rôle spécial au fur et à mesure de leur dépôt. Elles sont inscrites par la conférence des présidents en tête de l’ordre du jour de la première séance de chaque plénière”.

Les débats sur une question orale ne peuvent excéder, en aucun cas, soixante minutes. C’est la conférence des présidents qui indique la répartition des temps de parole entre les orateurs. Seul le ministre interpellé et l’auteur de l’interpellation ont droit à la parole.

Sur plus de 57 Huileries, seulement 17 sont en règles

Actuellement au Mali, on assiste à une prolifération des huileries sur l’ensemble du territoire national. Mais la plupart de ces petites unités industrielles ne respectent pas les normes sanitaires et de sécurité. Face aux dangers liés à la santé des citoyens, les autorités en charge de la question ont entrepris une vaste campagne pour détecter les meilleures huileries.

C’est ainsi que plus de 30 huileries ont été fermées pour cause de non respect de la règlementation sanitaire en vigueur en République du Mali. Seuls 17 ont été autorisées à produire l’huile alimentaire.

Les 17 huileries qui respectent les normes sanitaires sont: SATMA-SUARL, la Société KOMAFA, SITAMA, GICEM, CHERIFILA, S.H.S, HBM, HCAK, SOM, HUICOSI, STGCS, HAWYT, Unité DJENA, Huilerie Yaya Koné, la Société Isa-TULU, SAMOPO, et EMDD.

Entre ces 17, une rude concurrence s’est installée autour de la graine de coton, devenue objet de toutes les convoitises. Parmi ces 17 huileries légales, cinq sont à Bamako, deux à Koutiala, deux à Fana, quatre à Sikasso, trois à Ségou et un à Bougouni.

Aujourd’hui, ces 17 unités se sont regroupées au sein d’une association dénommée l’Association des Promoteurs d’Huileries Alimentaires du Mali (APHAM). Les employés de ces huileries sont estimés à plus de 1 818 personnes.

Déjà, il y a eu une réunion préparatoire entre le ministre et les propriétaires d’huileries le lundi passé. Le ministre a précisé qu’il ne tolerera pas l’illégalité, en l’occurrence la fabrication d’huile par des sociétés n’ayant pas de raffinerie.

Daba Balla KEITA

26 Juin 2008