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Enfin, le Parlement national des jeunes du Mali, une émanation des Parlements francophones des jeunes, née d’une volonté politique des chefs d’Etat et de gouvernement de l’espace francophone, en 1999, lors du sommet de Moncton, sera installé ce lundi 23 mars, dans la salle Mahamane Alassane Haïdara de l’Hémicycle. Sous la présidence du chef de cette institution, Dioncounda Traoré.

Les Assemblées nationales du Gabon, du Niger et du Mali avaient été désignées par l’Assemblée parlementaire francophone (APF) pour expérimenter les Parlements nationaux des jeunes. Des appuis financiers ont été dégagés à cet effet par cette organisation internationale. Les deux premiers pays ont rapidement mis en place leurs parlements, il y a trois ans.

Au Mali, des députés de la législature dernière notamment du CNID (ils sont actuellement à l’URD), avaient détourné l’aide de l’APF, estimée à une vingtaine de millions de FCFA. Ce qui a fortement contribué à retarder la mise en place de ce Parlement. Il a fallu que le président Dioncounda Traoré saisisse en janvier dernier la justice pour que les anciens députés délinquants remuent ciel et terre pour remettre les fonds détournés à leur place.

Depuis, l’Assemblée nationale, à travers son Monsieur APF, Abdrahamane Sylla, s’est mise au travail. L’aboutissement des multiples efforts déployés est l’installation du Parlement national des jeunes ce lundi 23 mars. Cette institution «gadget» est une tribune de concertation et d’échange à travers des débats ouverts et démocratiques entre jeunes du Mali d’horizons divers, venant des 49 cercles et des six communes du District de Bamako.

Ces jeunes, au nombre de 55 ont le qualificatif de députés juniors. Ils sont âgés de 17 à 23 ans et sont sélectionnés sur la base du mérite scolaire. En un mot, ce sont des élèves ou étudiants les plus brillants de leurs circonscriptions. Une manière également d’encourager l’excellence.

Le Parlement national des jeunes est créé auprès de l’Assemblée nationale qui en est sa tutrice. La durée de sa législature est de deux ans.

En outre, le Parlement national des enfants aura deux sessions par an. La première est d’une durée maximale de quatre jours et se tiendra pendant les congés de pâques. La seconde d’une durée maximale de dix jours est prévue pendant la dernière quinzaine du mois de septembre. Des sessions extraordinaires peuvent être organisées en cas de nécessité.

Il faut préciser que les membres du Parlement national des jeunes seront encadrés par l’Assemblée nationale et élaboreront leur propre règlement intérieur. Le projet de ce texte prévoit déjà un bureau de 9 membres : un président, 4 vice-présidents et 4 secrétaires parlementaires.

De même, 4 Commissions de travail ont été prévues : Commission Education, Santé, Affaires sociales, Sportives et culturelles ; Commission Loi et Protection de l’Enfant ; Commission Communication et Nouvelles technologies de l’information ; Commission Economie et Environnement.

Rappelons que les objectifs du Parlement national des jeunes est d’éveiller les jeunes aux valeurs de paix, de tolérance, de dialogue, de développement et de démocratie en leur inculquant le sens des responsabilités, de sensibiliser les jeunes, leurs parents, la société civile, les pouvoirs publics sur les droits de l’enfant, d’impliquer les jeunes dans la vulgarisation et la mise en œuvre des conventions et des lois relatives aux droits des enfants, de lutter contre les pratiques, violences et coutumes néfastes à l’épanouissement des jeunes.

Pour terminer, il faut noter que les membres du Parlement national des jeunes bénéficieront d’une indemnité de session de 10.000 FCFA par jour, pris en charge sur le budget de l’Hémicycle.

Chahana Takiou

23 Mars 2009