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Les élus de la nation ont donné mardi dernier leur accord pour la protection sanitaire et hygiénique des élevages avicoles et au contrôle des produits avicoles.

Initié par le ministère de l’Elevage et de la pêche, ce projet de loi a été motivé par le fait que l’élevage des oiseaux et des volailles, appelé aviculture, occupe une place de choix dans la sécurité alimentaire, la création d’emplois, de revenus, dans la réduction de l’exode rural et de la pauvreté.

Le cheptel avicole du Mali est estimé, toutes espèces confondues, à 28 millions de sujets environ.

L’aviculture moderne en plein essor, aujourd’hui, compte un million de sujets environ.

Selon le rapport de la Commission du Développement Rural et de l’Environnément, les modifications proposées représentent les meilleures options pour assurer la salubrité des aliments et offrir aux services vétérinaires les instruments juridiques pour mener tout le contrôle nécessaire. Ainsi, l’exercice des activités d’élevage avicole sera désormais soumis à l’autorisation des services vétérinaires.

Cette autorisation est subordonnée au respect des exigences sanitaires et hygiéniques d’installation des locaux et des équipements ainsi qu’au respect des prescriptions hygiéniques et techniques relatives à la chaîne de production.

Le projet de loi détermine les exigences sanitaires et hygiéniques qui devront être observées dans les élevages, les abattoirs, les aires d’abattages et tueries et en matière de conditionnement et de transformation de la viande et des bœufs ainsi que des transports et commercialisation de la volaille, de la viande et des œufs.

Ce processus débutera avec l’autocontrôle qui est un contrôle interne à l’entreprise, destiné à s’assurer de la bonne qualité des opérations effectuées. Il porte sur les outils, les installations, les machines et sur les produits à tous les stades de la production.

Il est prévu également des sanctions administratives, en cas de défaillance. Elles vont de l’avertissement à la suspension de toute activité de un mois à un an en passant par le retrait de l’autorisation d’exercer.

En outre, le rapport de l’Assemblée nationale a fait cas de l’état de la mise en application de la politique du département en matière de développement de l’élevage avicole. On retient donc de ce passage que le sous secteur d’élevage occupe une place importante dans l’économie du Mali.

L’Activité est pratiquée par au moins 80% de la population rurale en particulier par la frange la plus pauvre et procure au pays près de 11% de son PIB.

Avec un cheptel aviaire estimé à plus de 28 millions de sujets toutes espèces confondues, la contribution de l’aviculture aux résultats du sous-secteur élevage est importante.

Chahana TAKIOU

04 Juillet 2008