Partager

Le projet de loi d’entente nationale largement rejeté par les organisations de défense des droits de l’homme est inscrit à l’ordre du jour de la plénière de l’Assemblée nationale.

Pardon aux fautifs et indemnisation et assistance publique aux victimes, tels sont les objectifs du projet de loi portant loi d’entente nationale. Si tout se passe comme prévu, les députés vont adopter ledit projet de loi ce jeudi 13 décembre 2018. L’une des recommandations phares de la Conférence d’entente nationale, est que ledit projet de loi soit rejeté par plus d’une quarantaine d’organisations de défenses des droits de l’Homme.

Selon Me Moctar Mariko, président de l’Association malienne de défense des droits de l’homme, « le projet viole toutes les conventions internationales en la matière notamment celle contre la torture et le statut de Rome ». Me Mariko dénonce également la non-consultation des victimes de la crise de 2012 dans l’élaboration du projet. « Peut-on forcer quelqu’un à pardonner son bourreau ? », s’interroge-t-il.   
Contraints de renoncer à leur sit-in devant l’Assemblée nationale par le gouverneur, les défenseurs demandent aux députés de voter contre le projet de loi. « A défaut, nous allons user de tous les moyens l’égaux pour exiger l’annulation de la loi », a indiqué Me Moctar Mariko.

Lors d’une rencontre avec des jeunes il y a quelques semaines, le Premier ministre avait rassuré les organisations de défense de droits de l’homme. « Nous allons exonérer de poursuites judiciaires tous ceux qui n’ont commis des crimes de guerre et des violences faites aux femmes pendant la crise », avait-t-il précisé.
Maliki Diallo

Près de Koutiala : La  DGSE met le grappin sur une cellule terroriste
Une cellule terroriste a été démantelée près de Koutiala par les services de la DGSE. Plusieurs membres de la cellule ont été arrêtés alors qu’ils envisagent de commettre des attentats dans la sous-région.

Une cellule terroriste a été démantelée, jeudi dernier, par la DGSE malienne aux environs de Koutiala. Abdramane Sanogo, 31 ans, originaire de Yira Dioubasso au Burkina, tout comme son frère Adama Konaté,  ainsi que Youssouf Sako et Kassim Konaté ont été appréhendés alors qu’ils s’apprêtaient à perpétrer des attentats sur certains points sensibles d’Abidjan, Bamako et Ouagadougou lors des fêtes de fin d’année. Il ressort que le chef de la cellule, Adama Konaté et ses trois lieutenants ont participé au double attentat effectué le 2 mars dernier à Ouagadougou. C’est d’ailleurs ce même Adama qui assurait la succession de son mentor, Abdallah Sawadogo tué par les forces de sécurité du Burkina Faso, le 22 mai 2018. A ce titre, il était devenu le point focal des groupes terroristes dans la jonction des trois frontières,(Mali,

Burkina et Cote d’Ivoire. Pis, il avait entamé une opération de recrutement. Toutefois, Kassim Konaté installé à Abidjan était chargé de la reconnaissance des sites susceptibles de faire objet d’éventuelles attaques. Lors de son arrestation, il avait sur lui des images de ces différents endroits ciblés. Pour ce qui est d’Abdramane Sanogo, il faisait objet recherche depuis 3 ans par les éléments de la S.E à la suite de l’arrestation du guide de Ançardine du Sud, Souleymane Keita. Les premières investigations ont prouvé aussi que les quatre terroristes ont aussi participé à l’enlèvement de la colombienne, sœur Cécilia Gloria le 7 février 2017 à Karangasso. De son côté, Youssouf Sako, ressortissant de la commune de Sanankoroba, il est le dernier élément membre du commando, auteur de la double attaque de mars au Burkina. Cde dernier était activement recherché depuis ce temps jusqu’au jeudi dernier quand la DGSE malienne a mis fin à sa cavale.

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, la DGSE malienne collabore étroitement avec ses homologues des certains pays à travers le partage des renseignements pour agir efficacement.

Avec la DGSE
L’Indicateur du Renouveau du 13 Décembre 2018