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Les partis politiques de la majorité parlementaire à l’Assemblée nationale ont décidé de soutenir le président de la République pour une sortie de la crise au nord du pays. En conclave depuis hier, ils vont proposer au président ATT un plan d’action.

Les évènements malheureux survenus dans les villes du nord Mali (Menaka Aguelhoc, Léré Andéranboucane, Niafunké) et qui ont occasionné des morts et des blessés ainsi que des manifestations dans la capitale Bamako et des villes de l’intérieur n’ont pas laissé l’Assemblée nationale du Mali indifférente. La majorité parlementaire, tous les partis présents à l’Assemblée excepté Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi), l’opposition parlementaire, a décidé de soutenir le chef de l’Etat Amadou Toumani Touré pour sortir le pays de la crise.

La majorité parlementaire était en train de se concerter hier pour proposer au président de la République un plan d’action. Les détails de ce plan d’actions de sortie de crise n’étaient pas encore rendus publics dans la soirée.

Si l’on ne sait pas encore ce que la majorité va proposer concrètement au président de la République, on peut affirmer sans se tromper que celle-ci, contrairement à ce que réclame une majeure partie de la population malienne, (la fermeté envers apatrides), prônera le dialogue.

Dans le plan d’action de sortie de crise, la majorité parlementaire se doit de créer une commission d’enquête pour faire la lumière sur toutes les tueries survenues dans les villes septentrionales du pays. Ne pas le faire, serait une insulte à l’encontre du peuple, celui-là même qu’ils sont sensés représenter et défendre les intérêts à tout moment et en tout lieu.

Pour une fois, la majorité a eu le réflexe de venir au secours de leur mentor. Preuve de la loyauté qu’elle avait faite sienne lors de la présentation et l’adoption de la Déclaration de politique générale du gouvernement en 2011.

La majorité n’est pas la seule à s’impliquer dans la résolution de la crise au nord. Lors de son entretien avec les épouses de militaires à Koulouba, celles-ci avaient donné, malgré les critiques acerbes et légitimes sur la gestion du conflit par le pouvoir, des directives qui devaient orienter vers une solution durable.


Denis Koné

08 Février 2012