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Après avoir convenu de maintenir le statuquo concernant les vice-présidences et tous les autres postes, place aux batailles d’occupation desdits postes au sein des différents partis. Dans cette lutte fratricide, certains partis risquent de se déchirer. Parmi lesquels le Pdes dont le président vit en exil, l’Adéma Pasj dont le président assure la présidence intérimaire de la République et le Cnid dont les réunions étaient en stand-by.

A quelques jours du renouvellement des postes, il est important de signaler un fait majeur, le parti Sadi n’occupera plus de poste de vice-présidence car il n’a pas le quota requis pour la cause. C’est ATT qui leur avait fait plaisir, on ne sait pas pourquoi.

Prévue pour le jeudi prochain, la plénière devra procéder à la désignation des membres des différents bureaux notamment les vice-présidents. Si au Rpm et à l’Urd, tout semble calme à l’Adéma, au Pdes et au Cnid, ça bouillerait.

Au PDES : Hamadaou Sylla mis dans ses petits souliers

Dos au mur, l’honorable Sylla aurait tenté de prier ses camarades de ne pas l’humilier à une période difficile de sa vie à Touba en lui retirant ce poste de vice-présidence. Bien qu’il l’ait occupée pendant trois ans. Il n’en fallait pas pour qu’un d’entre eux réagisse pour le mettre dans ses petits souliers en ces termes : « Vous pensez que le Pdes aura un crédit si on continue à vous faire confiance, non M. Sylla. Je m’oppose à tout crédit qu’on vous accordera car celui qui a pu massacrer, torturer ses propres électeurs, ses parents ne mérite plus confiance. Donc, vous ne serez plus notre vice-président parce que vous avez déçu tout le monde. Alors que nous tenons au rayonnement de notre parti… ».

Ce qu’il faut retenir, c’est que les députés du Pdes ont compris que Hamadaou Sylla est un frein au développement de leur parti. Car, aucun homme sérieux, quelque soit sa puissance, n’ose, surtout pour une ville sainte comme Touba, pousser les gendarmes à bastonner jusque dans les Mosquées et Zawiya. Jusqu’à attacher certains et les tenir la tête en bas comme un fil à plomb. Mais, le député Sylla de Touba l’a fait avec la complicité de ATT et de Kafougouna Koné. Pire, il est à l’origine du relèvement du préfet Moussa Sangaré dont le tort fut tout simplement d’avoir agi au nom de la loi. Depuis ce dernier traine et n’attend que justice soit faite.

ADEMA PASJ : la guerre de positionnement pour le contrôle du parti

Avec la mise en veilleuse de la carrière politique du président Dioncounda Traoré, l’heure est au positionnement au sein du parti. Un parti menacé par Modibo Sidibé, IBK et Soumi lesquels auraient chacun des protégés au sein du plus grand parti accusé d’être à l’origine de tous les malheurs dont sont victimes aujourd’hui les Maliens. Alors, le déclenchement de la guerre est l’occupation des postes notamment les places de Imbarcaouane, Me Tapo et la questure occupée par Bagagnoa. Surtout que des voix concordantes indiquent que Me Kassoum Tapo lorgnerait la présidence du parti au même titre qu’Iba N’Diaye, Sékou Diakité entre autres. Alors, il est important que chacun pousse ses pions au sein de l’hémicycle de Bagadadji. Aux dernières nouvelles, il serait plus certain que Bagagnoa et Imbarcaouane se maintiennent.

CNID : divergence de vue entre les acteurs

Si Me Tall penserait qu’il faut soutenir les putschistes parce que Sanogo est de Ségou et que le PM également de Ségou, ils sont nombreux les cadres du parti à se sentir trahis. Ainsi, pour eux le coup d’Etat est une torture de la démocratie. Alors, considéré comme un parti démocratique issu du mouvement démocratique, le Cnid ne mérite pas une telle flagellation. Depuis, ils sont nombreux les députés à prendre leur distance du parti mettant du coup en standby les réunions. Cependant, de retour d’Europe ce week-end le président du groupe parlementaire Cnid devra se retrouver avec ses collègues pour la suite des événements. Mais d’ores et déjà, certains députés sont sur le pied de guerre.

A quelques jours de la date fatidique, chacun aiguise ses armes. Désormais, c’est la guerre des tranchées dans certains partis. Pour plusieurs autres, « il faut mettre l’Adéma Pasj à la touche. C’est ce parti qui nous a créé tout ce problème en refusant d’aller à l’opposition. Et puis, il a géré le pays comme l’Udpm de Moussa Traoré l’a fait dont aujourd’hui nous récoltons les conséquences. Notre démocratie est bafouée, le Nord est occupé et des militaires ne cherchent qu’à se maintenir au pouvoir… « , a indiqué un député de l’ACM. Et puis, il faut indiquer que l’honorable Mariko qui a crié sur tous les toits de démissionner ne l’a pas encore fait. Peut-être qu’il nous dira à qui il va remettre sa démission ? Attendons de voir !

B. DABO

Zénith Balé du 10 Octobre 2012