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Dès l’entame de la séance, le tout nouveau président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, avait souhaité que cette commission soit constituée de représentants de toutes les formations politiques et que le choix se fasse sur des bases plus ou moins proportionnelles.

Pour le nouveau titulaire du perchoir, il est, en effet, indispensable que chaque parti représenté à l’Assemblée ait un représentant dans la commission ad hoc.

Son collègue de l’ADEMA, Assarid Ag Imbarcaouane, fut le premier député à prendre la parole après le président. Il fit une proposition dans ce sens qui sera adoptée par la plénière.

Celle-ci consistait, à donner 6 membres à l’ADEMA, 4 à l’URD, 3 aux indépendants, 2 au RPM et un représentant à chacun des autres partis (MPR, CNID, PARENA, SADI, UDD, BARICA, MIRIA, BDIA, US-RDA, RND, PCR, PSP). Ce qui fait un total de 27 membres.

Ce principe arrêté, Dioncounda Traoré décida d’une suspension de séance pour permettre aux partis et aux indépendants de proposer des noms pour leur représentation.

A la reprise, l’ADEMA communiqua sa liste de six députés : Assarid Ag Imbarcaouane, Témoré Tioulenta, Yaya Sangaré, Ibrahima Lanceni Coulibaly, Abouzeïdi Oumane Maïga et Mme Touré Taco Maïga.

L’URD a désigné Mme Coulibaly Kadiatou Samaké, Sékou Diakité, Hamidou Konaté et Sounkounta Sissoko.

Les indépendants seront représentés par Mody NDiaye, Hamadaou Sylla et Hamadoun Sidibé.

Au compte du RPM, siègeront Abdramane Sylla et Souleymane Guindo.

André Traoré représentera le MPR.

Yaya Haïdara a été désigné par le CNID.

Le parti Sadi a choisi Moussa Coumbéré, le PARENA Amidou Diabaté, le BDIA Belco Ba, le RND Kassoum Tapo, l’US-RDA El Hadj Baba Haïdara, le MIRIA Aliou Aya, l’UDD Kalifa Doumbia, le BARICA Sounkalo Togola, le PSP Fatoumata Dicko et le PCR Mme Touré Safiatou Traoré.

Dans l’après-midi d’hier, les membres de la commission devaient se rencontrer pour mettre en place un bureau et entamer le travail.

Ils ont jusqu’à vendredi pour proposer une première mouture qui sera examinée. Une fois adopté, le texte devra ensuite être envoyé à la Cour constitutionnelle, comme toutes les lois organiques, pour vérifier sa conformité avec la loi fondamentale.

Ce n’est qu’après le feu vert de la Cour que l’Assemblée nationale pourra poursuivre avec les autres points à l’ordre du jour de cette session extraordinaire, à savoir l’installation des commissions de travail, des groupes parlementaires et l’élection des autres membres du bureau.

A. LAM



PREMIÈRES ESCARMOUCHES

Les députés n’ont pas encore mis en place les différentes instances du parlement que les empoignades ont déjà commencé. Tout est parti d’une idée simple.

Le député du Sadi élu à Kolondiéba, Oumar Mariko, a attiré l’attention de ses collègues sur un dossier qu’il jugeait urgent. Il s’agit de la situation à la faculté de médecine, de pharmacie et d’odonto-stomatologie où des étudiants observent une grève de la faim.

Il a demandé au président de l’Assemblée de trouver les moyens de toucher l’exécutif pour trouver une solution à ce douloureux problème.

L’ancien Premier ministre Younoussi Touré, tout en jugeant l’idée pertinente demanda que l’on y associe la situation au nord du pays.

L’ancien ministre Hamidou Diabaté proposa d’y ajouter la situation née des inondations qui ont récemment touché beaucoup de zones du pays.

C’est alors que le président du CNID, Me Mountaga Tall, attira l’attention de la plénière sur le fait qu’elle s’éloignait de l’ordre du jour établi.

Légalement, indiquera-t-il, l’Assemblée ne peut pas mettre en place une commission parlementaire actuellement. Le président, la seule instance élue, est le seul à pouvoir prendre des initiatives et, dans ce cadre, il ne peut même pas mettre en place une commission. Tout au plus, peut-il procéder à des consultations informelles pour recueillir les avis des députés et rencontrer le chef de l’État.

L’idée fut approuvée par plusieurs intervenants. Le débat s’étirait cependant en longueur. Puis, le député élu à Yélimané Mamadou Hawa Gassama intervint pour se démarquer de cette position. Pour lui, quand il y a urgence, il ne peut être question d’attendre.

Il expédia quelques piques à Me Tall sans, cependant, le nommer. Une attitude qui provoqua une vive réaction de la part de Mme Sissoko Fanta Manthini Diarra et de Tidiani Guindo qui lui demandèrent de retirer ses propos jugés offensants. Le député s’excusa et l’incident était clos.

Finalement Dioncounda Traoré annonça son intention de recueillir les avis de plusieurs élus et de rencontrer le président de la République pour lui transmettre l’opinion de la représentation nationale sur ces questions.

L’épisode de ce mardi sans avoir grande chance de faire date, a cependant valeur d’annonce : on dégainera rapidement durant la législature qui débute. Et on débattra beaucoup. Tant mieux, si les débats en question, pour houleux qu’ils puissent être, soient aussi de qualité.

A. L- L’Essor

05 septembre 2007.