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Les lampions se sont éteints vendredi après-midi sur les travaux de la 3e assemblée ordinaire du Conseil malien des chargeurs (CMC). Pour cette première grande sortie du nouveau bureau mis en place il y a peu et dirigé par Ousmane Babalaye Daou, les chargeurs de Kidal à Kayes, de Tombouctou à Sikasso ont répondu présent avec comme seule ambition d’insuffler une nouvelle dynamique au Conseil et de sceller l’unité retrouvée.

Durant deux jours, les membres nouvellement élus du CMC ont procédé à l’examen des points inscrits à l’ordre du jour. Il s’agit de l’examen et l’adoption du règlement intérieur, l’examen et l’adoption du budget 2008 et la mise en place des commissions.

En plaçant l’assemblée générale de l’organisation sous le signe du renouveau du secteur privé, le président du CMC a voulu tendre une main fraternelle et amicale à tous les opérateurs de la grande famille économique (industriels, transporteurs, artisans…) pour relever les nombreux socio-économiques qui se posent à notre pays en l’occurrence la cherté de la vie, l’approvisionnement correct du pays en denrées de première nécessité et à moindre coût.

Le choix du thème « renouveau du secteur privé » se justifie selon les initiateurs de l’assemblée d’autant que le Conseil vient de sortir des élections. Dans ce contexte, le nouveau bureau issu des urnes, qui se veut unificateur des chargeurs, clame haut et fort qu’il entame son mandat avec « un esprit nouveau, une nouvelle ambition et une nouvelle vision » pour faire face à la compétition internationale de plus en plus féroce.

La création en 1999 du CMC découle de la volonté des pouvoirs publics à trouver une solution adéquate au transport des vivres et des hydrocarbures à partir des ports. C’est la raison pour laquelle, le nouveau bureau dès le lendemain de son installation, dit-on, s’est rendu dans des ports pour faire évacuer les quantités de riz sur le Mali.

Pour maintenir ce cap et permettre au CMC d’assurer la chaîne d’approvisionnement du pays en denrées alimentaires, le ministre de l’Equipement et des Transports, Hamed Diane Séméga, qui a présidé la cérémonie d’ouverture le 3 juillet 2008 au CICB, a annoncé que le gouvernement a mis en place un programme de développement et de construction des routes en vue de la fluidité des trafics en direction des ports de Ghana, Dakar, Conakry.

Au monde des affaires, il a prôné l’unité, la cohésion seuls gages pour réussir le développement socio-économique. « C’est tous ensemble, secteur public et secteur privé, que nous réussirons à relever les défis de l’heure. Un ambitieux programme est en cours pour faciliter l’accès aux ports de Ghana, Dakar, Conakry.

Il y aura aussi l’acquisition de véhicules neufs pour faciliter le trafic sur les différents corridors », a indiqué le ministre avant de souhaiter aux membres nouvellement élus du CMC un mandat efficace au service des chargeurs et du Mali.

Au renouveau de l’action publique que promettent le président de la République et le Premier ministre, le CMC propose « le renouveau du secteur privé » comme accompagnement. Déjà, les autorités peuvent se targuer de croire qu’ils ont un répondant, un accompagnateur si l’on en croit le président du CMC, Ousmane Babalaye Daou. « Le Mali a plus que jamais besoin de tous ses fils. Les chargeurs répondront toujours présents pour relever les défis socio-économiques ».

Le président du CMC, qui en appelle à l’unité du secteur privé, a laissé entendre que le monde des affaires « est condamné à aller en rangs serrés pour relever les défis du renouveau du secteur privé ». Ousmane Babalaye Daou a fait un clin d’œil à ses prédécesseurs pour les efforts accomplis à la tête du CMC et fait observer une minute de silence à la mémoire des collègues disparus avant cette 1re session des membres nouvellement élus.


Mohamed Daou

08 Juillet 2008